mardi 26 janvier 2016

Samedi 9 Janvier 2016 : Pelotas - Cambara do Sul

La nuit a été calme ! Nous poursuivons notre route et traversons la banlieue de Porto Alegre. Nous nous arrêtons faire de grosses courses, faut profiter des bons prix Brésiliens !!! En plus ça nous fait une pause, alors c’est cool ! Peu à peu le paysage change et devient plus vallonné. Nous faisons un tout petit arrêt au centre d’information de San Francisco De Paula, et c’est reparti. 


Nous arrivons en début de soirée à Cambara do Sul. C’est une très charmante bourgade, et on repère de suite un coin pour la nuit, à côté d’un camping car. Cette question étant réglée, nous repartons faire un tour de ville, c’est vraiment tout mignon. Le haut parleur de l’église diffuse de la musique, ce qui donne une gentille ambiance à l’ensemble. On se renseigne auprès de deux coiffeuses, mais aucune ne peut s’occuper de Xavier, vu l’heure un peu tardive ! Il a les cheveux tellement longs qu’ils font des bouclettes !!!

Dimanche 10 Janvier 2016 : Cambara do Sul

Nous avons prévu de nous rendre au parc national Da Serra Geral. A l’arrivé, un Brésilien sympa nous ouvre la barriere d’entrée, après avoir noté sur un carnet notre véhicule et notre immatriculation. Le parc est gratuit, et il nous donne même une carte sommaire avec le plan des petites randonnées à faire. 



Nous allons d’emblée au point le plus éloigné. Arrivés au parking, il y a un bus, et plusieurs voitures. Nous partons à pied, mais la météo n’est pas terrible. On va voir le canyon de Fortaleza, mais il y a beaucoup de brume. Arrivé au bord du précipice nous devinons un paysage merveilleux, mais ne voyons pas l’autre rive. 


Nous poursuivons tranquillement, et profitons de ce que nous pouvons. Un second sentier nous mène à un point de vue plus haut. En nous y rendant, nous verrons de belles cascades sur les bord du canyon, mais arrivés au sommet, la vue est bouchée. On attend une demi heure, mais rien n’y fait, les nuages restent là où ils sont !!! 



On redescend, tranquillement car le chemin est boueux et glissant. Nous avons mis nos chaussures de randonnée, ce qui s’est avéré un bon choix. Beaucoup de Brésiliens sont en claquettes et s’enfoncent dans la gadoue jusqu’à la cheville (au moins nos chaussures sont étanches !).
Nous prenons ensuite une bonne pause pour manger, avant de nous rendre à l’autre point d’intérêt du parc. Il n’y a que trois voitures, et donc pas grand monde. Le chemin nous mène au bord du canyon, juste au dessus d’une cascade. Cependant, il semble reprendre de l’autre côté de la rivière (large à cet endroit là ). Non… on ne doit pas traverser quand même ? Si ? Mais la rivière devient cascade cinq mètres plus loin… nous on n’y va pas (on va éviter les accidents) !!!


On a encore un peu de temps alors on décide de revenir au premier point (celui de ce matin), voir quel temps il fait. En arrivant, il pleut, alors on s’accorde une petite heure de sieste. Finalement, on se motive à retourner, sous la pluie, voir les deux points du vue. A part la pluie, ce sera vraiment un bon choix ! Il n’y a plus personne, et tous les nuages sont partis. La visibilité est donc bonne !!! On en profite vraiment bien. Au moment de redescendre, la pluie cesse et es nuages commencent déjà à reprendre leur place.



De retour au village de Cambara do Sul, un pizzeria nous fait de l’oeil… On ne va vraiment pas souvent manger au restaurant, mais l’ambiance Brésilienne nous détend, et du coup, on s’offre une petite soirée sympa.
Seule difficulté : la carte est (forcément) en Portugais…!!!! Et ceux qui disent que ça ressemble à de l’espagnol nous font bien rire !!!! On galère pour comprendre quels sont les ingrédients des pizzas, et finalement, un peu lassés de chercher, on se décide pour la pizza nommée « bacon ». Un petit détail nous interpelle cependant, le « milho ». On demande quand même ce que c’est avant de passer commande. La cuisinière nous explique que c’est du maïs ! Du coup on demande une pizza bacon, sans milho !!!


Le ventre bien plein on s’en revient dormir au même endroit que la veille, avec le même camping car voisin !

Lundi 11 Janvier 2016 : Cambara do Sul - Campos Novos

Aujourd’hui nous devons visiter un autre parc national, non loin de Cambara do Sul, mais arrivés devant l’entrée, il s’avère que c’est fermé le lundi. On se console en se disant que c’était pour voir un canyon du même genre que celui de la veille (c’est ce qui est écrit dans le guide de voyage).
Nous faisons demi tour et retournons au village. Nous nous apprêtons à reprendre la route, mais comme nous avons du temps, et que nous nous sentons bien à Cambara do Sul, nous décidons d’y rester le temps de faire la vidange de la voiture (petit détail obligatoire de temps en temps !!!). Bon, il a juste fallu que Xavier réussisse à expliquer tout ça au garagiste en Portugais !!!! Tout est réglé en un temps record et pour un prix modique !!!


Nous nous mettons ensuite en route pour une grosse étape qui doit nous mener aux chutes d’Iguazu. Les routes Brésiliennes sont très bonnes, mais alors, on y roule lentement, lentement…. C’est souvent limité à 60 ou 80, et il y a des radars automatiques partout (vraiment partout, il y en a des milliers !!!). Alors notre grosse étape, elle prend du temps. Les kilomètres ne défilent pas vraiment !!! On s’arrête faire une pause dans une aire de repos, et là, c’est le grand luxe : du free wifi (pas trop mal en plus !), des canapés moelleux, et le comble : une machine à café gratuite (en réalité le café et le café long étaient gratuits, mais le cappucino ou le café au lait valaient 40 centimes) !!! Après avoir passé autant de temps en Argentine, là on se demande vraiment si on est pas chez des extraterrestres !!! On en profite. Pendant ce temps un groupe de quatre garçon de 20 ans arrive. L’un d’entre eux nous entend parler Français et nous aborde. Il s’appelle Alexandro (alejandro ???) et a vécu en France jusqu’à ses neuf ans, avant que ses parents ne partent s’installer au Brésil. Il nous parle longtemps de la vie au Brésil, de l’école (qui est beaucoup moins bien qu’en France). C’est agréable.
Finalement nous repartons, et continuons tranquillement notre route (pas trop vite !!!). On fait une autre pause à la ville de Lages, où nous faisons des courses dans un supermarché « Big ». Xavier repère au rayon traiteur une barquette de petites saucisses super tentantes, on les achète avec un peu de pain français (en fait c’est drôle car la boulangerie du supermarché cuit le pain sur place, et dès que le pain français sort du four, une file d’attente se forme, alors qu’avant il n’y avait personne !). Nous finirons la route à Campos Novos, où nous dormirons à côté d’une station service Pétrobras, et face à un restaurant… Nous mangeons nos saucisses avec des lentilles et c’est trop bon. On est tellement bien au Brésil, la vie est douce !!!  

Mardi 12 Janvier 2016 : Campos Novos - Foz do Iguazu

Ce matin, nous rassemblons toute notre volonté pour résister au petit restaurant d’à côté. Il a l’air vraiment tout mimi, et les gens y vont pour le petit déj. Nous finissons tranquillement la route pour Iguazu, en traversant la belle campagne Brésilienne, à petite vitesse. L’après midi nous faisons une longue pause dans une station service Pétrobras (encore). Il y a des tables de jardin à l’ombre, de l’eau fraiche à volonté. Il fait 38 degrés… on craque pour une petite glace !
Nous arrivons à Foz do Iguazu et nous demandons où nous allons dormir, mais finalement, il y une  immense station Pétrobras (re encore !) avec un parking très très grand où des routiers s’arrêtent. Ici les routiers sont en famille. Le soir ils sortent chaises pliantes et petites tables ! La station a bien sur son restaurant, et aussi ses douches (payantes mais vraiment très propres). Pour couronner le tout, c’est ouvert 24 heures sur 24 et surveillé ! En conclusion, un bon petit camping !

Mercredi 13 Janvier 2016 : Foz do Iguazu

Nous avons décidé de consacrer cette journée à la visite du barrage d’Itaipu. C’est l’un des plus grands du monde (ils disent le plus grand, mais comme on n’est pas surs à 100 %, nous on écrit « l’un des plus grands »). Il est situé juste à la sortie de la ville, à la frontière entre le Brésil et le Paraguay. Il est sur le fleuve Parana, dont le centre matérialise la frontière entre les deux pays. Ce qui fait que nous n’avons pas beaucoup de route ! Nous y arrivons quand même en fin de matinée, on a pris notre temps ! Plusieurs visites sont possibles et plus elles sont longues et détaillées, plus elles sont chères. Nous choisissons la visite intermédiaire, sur les conseil du guide du Routard, qui dure 2 heures 30 et qui permet d’entrer dans le barrage pour visiter les installations de production électrique. Arrivés au guichet, la dame nous inscrit à la visite de 13 heures (qui n’est mentionnée sur aucun affichage), la seule de la journée en anglais ! Cool, parce que nous, le Portugais, on ne maitrise pas encore !!!
Nous retournons à la voiture pour pique niquer tranquillement en attendant l’heure (c’est une journée cool !). 
La visite commence par la projection d’un film, qui raconte l’histoire du barrage et de sa construction, c’est intéressant. Nous apprenons notamment que tout a commencé par la signature d’un traité international entre le Brésil et le Paraguay, qui a qualifié la zone du barrage de zone binationale. Elle n’appartient plus au Brésil, ni au Paraguay. Dès le début, tout est partagé par moitié. Les coûts de constructions, la production d’électricité, les emplois, tout est rigoureusement partagé en deux. Il y a d’ailleurs deux présidents à la tête de l’entreprise, un de chaque pays. Puis nous prenons un bus (où de l’eau fraîche nous est offerte à volonté, il fait 35 degrés quand même) et entrons sur le site du barrage. Nous nous arrêtons à un premier point de vue, duquel nous pouvons apercevoir le déversoir. Nous avons de la chance, il n’est en fonction de 10 % du temps, et aujourd’hui, il y a trop d’eau, il fonctionne !!! C’est impressionnant, surtout après être allé aux USA et avoir constaté partout le manque d’eau. Ici ce n’est pas le cas ! L’eau dévale la pente à 140 km heures et le débit est impressionnant.


Puis nous continuons jusqu’à un point de vue sur le barrage lui même et ses 20 turbines électriques.


Le guide nous distribue de jolis casques de sécurité, on devient de plus en plus beaux ! Ensuite, le bus roule sur le barrage et s’arrête pour que nous puissions voir le lac de l’autre côté. C’est tellement grand qu’on a du mal à apprécier les proportions !!!


Nous repartons et pénétrons dans le barrage lui même, nous passons en bus sous le déversoir (là il ne faut pas trop s’imaginer le poids de l’eau sur notre tête) et arrivons au niveau des installations électriques elles mêmes. Nous voyons la salle de contrôle générale du barrage, les ponts de manutention et pouvons même nous approcher d’un axe de transmission d’une des turbines en fonctionnement ! On finit par la salle qui fait plus d’un kilomètre de long, où sont toutes les turbines. Cette visite a été très instructive et très intéressante.






Après nous sommes repartis, avons retraversé la ville de Foz do Iguazu, et nous avons passé la frontière avec l’Argentine ! Pour le coup, le passage de frontière ne s’est pas vraiment fait tout seul : facile de sortir du Brésil, mais on a eu droit à une fouille approfondie de la voiture à l’entrée de l’Argentine ! On arrive à Puerto Iguazu, et tout de suite on trouve la ville moins belle que Foz do Iguazu. On continue un peu en cherchant un petit coin pour dormir. On trouvera après avoir tourné un peu.

2 commentaires:

  1. Du milho?? et oui, du maïs bien sur...
    Pour la vidange, ça a du etre bien plus compliqué...
    ☺ ☺ ☺

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  2. Coucou roderta et paula (réel identité robert et paulo ). enfin vous avouez et vous dites la vérité vous êtes bien a San Francisco serte De Paula mais ces juste un cartier . A par cela je voie que vous continuez vos visite sans chute et plus rien ne vous fait barrage pour aller vers l'infini et au delà .

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