samedi 30 janvier 2016

Samedi 16 Janvier 2016 : Coronel Oviedo - Mariscal Estigarribia

C’est simple, l’objectif du jour est de faire un maximum de route vers la Bolivie. Le matin, nous roulons bien. Au bord de la route des dames vendent de la nourriture, on ne sait pas trop ce que c’est : petit pain ou gâteau ? Du coup, on se laisse tenter par la spécialité locale, on s’arrête et on achète. C’est en fait un pain en forme de couronne parfumé à l’anis.



Nous arrivons ensuite vers Asuncion et là c’est le chaos routier !!! On avait jamais vu ça. On projetait vaguement de faire un petit tour de ville (une ou deux heures), c’est la capitale quand même, mais il nous parait impossible d’y entrer. Grace au GPS nous contournons au maximum, en vue de rejoindre un des deux ponts qui traverse le fleuve qui coupe le pays de part en part. En passant on cherche encore un distributeur, mais on ne trouve pas. Il ne nous reste que 8 guaranis. Enfin arrivés devant le pont, le péage est de 10 guaranis…. On va voir le caissier et nous lui disons que nous n’avons que 8 et donc lui demandons si nous pouvons faire demi tour. Il nous répond contre toute attente que 8 c’est bon ! Ok… Nous trouverons un distributeur dans une ville voisine, ouf, on n’avait plus un sou en poche, c’est le cas de le dire !!!! La traversée du fleuve, nous fait rentrer dans un tout nouveau Paraguay, le paysage est extrêmement plat, une sorte de plaine marécageuse (on comprend mieux les moustiques !) avec quelques cocotiers (et là Aurélie a bien fait dodo !). Nous parcourons des centaines de kilomètres avant de voir la première bourgade. Les deux cotés du pays contrastent. L’après midi passant, on se dit qu’une glace nous ferait grand plaisir. Il fait plus de 40 degrés, le soleil nous crame littéralement ! Par contre, question glace, pas le choix, ce sera dans une station services (de toutes façons il n’y a rien d’autre !). On essaie d’en choisir une pas trop mal, mais avec encore dans la tête les super stations brésiliennes, avec terrasses ombragées et salon de jardin, c’est pas facile ! On fini par trouver un coin avec deux chaises (dont une en décrépitude!). Mais arrivés devant le congélateur, on a une surprise : ce sont des glaces fabriquées au Paraguay. Comme on est des fous, on décide de se lancer. Xavier choisi un pot en plastique transparent, avec aucune inscription dessus, au feeling pour le parfum, et Aurélie un cornet local (emballé à moitié dans une petite pochette). A l’ombre, sur nos chaises, on trouve que le moment est bien sympa, rien de paradisiaque, mais on est bien là, au milieu de nulle part. On reprend la route qui n’est pas toujours en bon état, on slalome entre les gros nids de poules jusqu’a Mariscal Estigarribia qui est un peu la dernière « ville » indiquée sur nos carte avant la frontière bolivienne, deux cents kilomètres plus loin… Les options pour dormir se limitent à la station service (encore !). L’une à un sole pleureur qui nous fait de l’oeil ! Des routiers sont visiblement installés pour la soirée, ils ont tendus les hamacs ! Nous nous garons et nous reposons jusqu’au lendemain (et on en aura besoin !!!)

Dimanche 17 Janvier 2016 : Mariscal Estigarribia - Camiri

Nous avons passé une bonne nuit sous notre sole pleureur. Cependant, nous avons rallumé le moteur vers minuit pour remettre de la climatisation, il faisait encore plus de 30 degrés dehors. Nous nous sommes aussi aspergés de spray anti moustique, un peu paranos depuis la douane !!!
Après un rangement de la voiture un peu plus long que prévu (notre gros carton de victuailles est déchiré…) et un plein d’essence, nous partons. Sur environ 5 kilomètres, la route est bonne ! On se dit presque qu’on aurait pu continuer un peu plus hier soir… Mais après elle devient pire que jamais ! Nous faisons du 25 kilomètres par heure de moyenne. C’est toute une aventure ! Nous slalomons entre les énormes trous dans la chaussée, quasiment infranchissables sans 4x4. 


On avance pas vite mais on prend quand même le temps de faire des pauses photos : exode des criquets et bains des papillons !



Vers 12 heures 50 nous arrivons à une improbable bourgade où nous décidons de nous arrêter pour manger. Pas de chance, le repas devra attendre un peu, car un policier plein de zèle nous arrête. Et vous allez où ? et vous venez d’où ? Vos papiers ? Ceux de la voiture ? Je peux voir le papier vert (quel papier vert ????) ? Vous avez quoi dans le coffre ? Et je peux voir ? Et dans ce carton (de la nourriture !!!!!) ? Et dans cette mallette (le camping gaz !!!) ? Et y a pas un cadeau pour la police ? Xavier ne se démonte pas : Non Monsieur, pas de cadeau pour la police ! Et de la coca y en a ? Xavier rigole et répond « Non mais des gâteaux si tu veux !!! ». Les gâteaux ça l’intéressait pas !!! Ca dure un peu, mais nous on s’en fiche, on a le temps et pas question de graisser la patte… on bosse notre espagnol. Pendant ce contrôle, un homme viendra nous demander quand on a doublé l’autobus qu’il attend (ça fait plus d’une heure…) ! On est dans un autre monde !!!!
Nous nous préparons un repas pâtes au ketchup / pêches au sirop, que nous mangeons dans la voiture avec la clim, il fait 38 degrés.
Après manger, nous repartons vers la Bolivie. Si on va au même rythme que ce matin, nous espérons dormir à la frontière !!!!
Mais inexplicablement, à partir de ce moment, la route devient quasi parfaite. Incroyable ! Nous parcourrons donc en un temps record le trajet jusqu’à la frontière. A chaque frontière, et maintenant nous avons l’habitude, il nous faut passer deux contrôles : police (pour la migration, ce sont eux qui contrôlent nos passeports et les tamponnent) et douane. Nous nous avançons vers la douane du Paraguay, qui se trouve visiblement dans une maison au bout d’une allée. Le douanier fait son boulot, mais nous dit que le contrôle de police devait être fait à Mariscal Estigarribia, soit la bourgade dans laquelle on s’est levés ce matin… Nonnnnn !!! On ne peut pas refaire toute cette route en sens inverse… On lui explique un peu et il nous dit que c’est pas grave si les formalités de sortie du Paraguay ne sont pas faites… on le croit sur parole et on s’en va. Trois mètres plus loin, une grande barrière au milieu de la route et la douane Bolivienne. Pas très accueillant, il y a 5 ou 6 préfabriqués, tous fermés et sans aucune indication. On essaie de regarder par les fenêtres mais personne ne nous dit d’entrer. Finalement un camionneur nous dira lequel choisir. Le douanier lui nous dit d’aller plus loin, dans une maison au bord de la route. On y va. Il y a la musique mais personne ne répond quand nous frappons… Nous retournons voir le douanier… Il commence nos papiers. Cela prend un peu de temps et le douanier est sympa, mais sans plus. Il nous fait la morale et nous dit de ne pas abandonner notre véhicule en Bolivie… mais on lui fait remarquer que quand même c’est un RAV 4 et qu’il n’est pas vieux, et qu’on compte bien le revendre ! Au bout de 15 minutes c’est fait on peut y aller. Mais on lui demande quand même où faire les formalités de police. Il nous répond que c’est dans une ville à 70 kilomètres de là. C’est parti !!!
Nous faisons le chemin et passons lentement mais surement le contrôle de police. Le monsieur qui est dans la cour du policier, dont on ne sait toujours pas s’il était son adjoint, son assistant, ou juste un simple gars qui passait par là (mais il nous a quand même demandé nos passeports et donné un papier à remplir), nous interroge sur le fameux bus qui doit arriver du Paraguay et qui est manifestement en retard !!!
Nous changeons nos guaranis contre des bolivianos à une dame judicieusement placée devant le poste de police et c’est reparti. Nous avons 136 bolivianos soit un peu plus de 18 euros.
A partir de là, autant le dire, notre galère relationnelle avec les boliviens commence. Quinze mètres après la police, premier péage routier. Aucun tarif indiqué, contrairement à tous les autres pays que nous avions traversé, dans lesquels il y avait un panneau avant le péage avec le prix écrit (aussi pour que les gens préparent leur monnaie…). Là rien… on nous demande 8 Bolivianos (soit un peu plus d’un euro), on paie, on nous donne un ticket qui a l’air d’avoir servi 20 fois (il est taché, a des trous d’agrafes partout) et on nous laisse partir.
Arrivés à la ville, on met pour 100 bolivianos d’essence (pas de station depuis Mariscal Estigarriba). Nous savions que l’essence était plus chère pour les étrangers que pour le Boliviens. C’est le cas. Nous paierons 8,79 Bolivianos le litre, alors que les nationaux ne paient que 3,72 Bolivianos le litre… Nous faisons après le tour complet de la ville pour retirer du liquide, il ne nous reste plus grand chose. Malgré le fait que nous ayons deux cartes bleues (une visa et une mastercard, aucun distributeur ne voudra fonctionner (on en a essayé pas mal…).


On repart sans argent liquide. On a plus que 28 Bolivianos… et bien sur on arrive à un nouveau péage. Ce coup ci on nous demande notre ancien ticket (???) et 5 Bolivianos. La dame agrafe les deux ensemble et nous les rend. On comprend rien et on dirait qu’on ne parle pas la même langue ! Plus que 23 Bolivianos en caisse !!! Un nouveau péage nous plumera de 10 Bolivianos de plus, et cette fois on nous donne deux tickets et on nous répond mal quand on demande pourquoi… Ca devient compliqué, on a presque plus rien. Encore un péage à 10 Bolivianos mais on demande des explications. Finalement elle nous dit que c’est le prix pour aller au bout de la route, à Santa Cruz, et qu’on aura plus rien à payer après. Elle agrafe son ticket aux autres. On arrive à une ville d’importance plus grande et on tombe sur un contrôle de police. La route est barrée par une mauvaise corde et nous devons nous rendre à une cabane montrer nos papiers pour que la corde soit baissée et que nous puissions passer. Le gars nous demande cinquante trucs et finit par tamponner le papier que la douane nous a donné à la frontière. Mais avant de baisser la corde, il faut payer la dame assise quelques mètres plus loin. Il nous dit de lui donner deux Bolivianos. On n’est très énervés à ce stade là. Pourquoi ??? Parce que. On va voir la dame qui bien entendu nous demande trois Bolivianos, ça a augmenté le temps qu’on fasse trois mètres à pied… On est écoeurés et on lui dit. On lui montre tous nos tickets de péages et elle nous dit que les gens au péage sont malhonnêtes mais qu’elle c’est le péage de la ville pas de la route. On le prend vraiment mal mais on finit par lui donner ses trois fichus Bolivianos (nous c’est simple on n’a plus rien) pour que le policier baisse sa fichue corde !!!! On aura en échange deux reçus de cotisation pour le club de sport et le syndicat des travailleurs de la ville. Cinquante mètres après, encore un péage. On prend tous nos tickets, tamponne le dernier et on peut y aller (on a vraiment payé jusqu’à Santa Cruz visiblement au dernier péage)…
Il fait maintenant nuit. On fait le tour de la ville (pas charmante, mais là on est vraiment excédés), et on essaie les distributeurs les uns après les autres. Au bout de quelques essais, l’un veut bien nous donner du liquide !!! Hourra ! on va pouvoir continuer à se faire raqueter… On continue notre route, mais il y a des animaux (vaches, cochons, chèvres, poules, renard, biches) partout sur la voie. On fait attention en cherchant un coin pour dormir.
Nous passons un nouveau péage, un nouveau tampon sur notre ticket de péage, et c’est bon. Bon en fait non, il y a un contrôle de police 50 mètres plus loin. On est épuisés, déçus, et il y a deux camions du Paraguay garés sur le bas côté, on fait pareil, on passe la nuit là.

Nous nous gardons le plaisir de passer le contrôle de police demain matin !

10 commentaires:

  1. Coucou pépito et pépita que la Bolivie est très accueillante si vous avez de la monnaie et plus si affinité (je veux dire des billets).
    bon pardon de chose sérieuse on n'attend pas parlé de vous pendant un long moment ici c'est la panique il faut qu'on rassure vos mère qui s'inquiète et qui font que pleurer , on soutien vos père qui se console en buvant dans les bars (c'est Kikou qui s'en occupe) on rassure vos soeur qui pense qu'elle ne vous rêverons plus jamais et qu'elles ne seront jamais tante donc pour les refaire sourire on leur dit qu'elles seront les seul héritière de vos parents et la c'est le bonheur. Donc pour nous amis c'est dure . et là vous arrivée le sourire au lèvre et vous enchainé cinquante blogue a la suite je suis perdu tout les matin un nouveaux et j'ai pas lue l'autre ho,ho,ho calme on travaille nous on n' est pas en vacance comme vous on vie avec des horaire de travail pas comme vous un jour on dort le lendemain on cour ,cool .
    vers l'infini et calme .

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  2. la deuxième photo c'est pas un gâteau c'est les cuisses a Aurelie elle sont un peu plus musclé mais c'est les siennes.

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  3. Info Tobira a démissionné et ta soeur a due du boulot cool. Mercie

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  4. Info: nous aussi on a nos soucis de péage , il viennent de prendre 1,2% donc tu nous aussi on paie. et toi si tu étais resté là tu aurais du payé on plus tous les jours pour aller travailler a Bordeaux alors que là tu pais mais pour voyager , a choisir.

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  5. Bonjour
    Xavier vous réalisez un magnifique périple mais je suis persuadé que la construction aéronautique te manque
    ici vos photos nous transportent un peu à vos côtés et vos textes nous font vivre votre aventure avec plus de confort que vous en avez
    Je vous souhaite une bonne continuation
    Daniel

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  6. Bonjour
    Xavier vous réalisez un magnifique périple mais je suis persuadé que la construction aéronautique te manque
    ici vos photos nous transportent un peu à vos côtés et vos textes nous font vivre votre aventure avec plus de confort que vous en avez
    Je vous souhaite une bonne continuation
    Daniel

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  7. INFO TOURNOI DES 6 NATION : FRANCE 23-21 ITALIE
    ECOSSE 9-15 ANGLETERRE
    IRLANDE 16-16 GALLES

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  8. Il nous manque des épisodes!Il parait que c'est du à la rareté d'internet ,mon oeil,c'est les grandes vacances ..........enfin la suite
    Bises

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  9. INFO TOURNOI DES 6 NATION: FRANCE 10-9 IRLANDE
    GALLES 27-23 ECOSSE
    ITALIE 9-40 ANGLETERRE
    CLASSEMENT : 1-ANGLETERRE 4
    2-FRANCE 4
    3-GALLES 3
    4-IRLANDE 1
    5-ECOSSE 0
    6-ITALIE 0

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  10. Pouvez vous nous donner des infos il y a une mère qui s'inquiète .

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