dimanche 5 juin 2016

Dimanche 15 mai 2016 : Waikerie - Lake Mungo

Le lieu de camping étant un peu éloigné de la ville, nous y allons faire un tour pour profiter des installations du parc au bord de la rivière (table de pique nique, point d’eau, barbecue…). Comme très souvent en Australie, ces installations sont propres et parfaites (et financées par le Lions Club).
Notre matinée est consacrée à faire la route vers Mildura qui sera notre porte d’entrée vers l’outback. Pour y arriver nous traversons des zones agricoles, du bush, des vignobles (rien à voir avec ceux du Bordelais). Vers onze heures nous pouvons faire notre pause au supermarché pour remplir le coffre de notre 4x4 de victuailles pour affronter les zones désertiques de l’outback (et dangereuses à la lecture de notre Lonely Planet). Pour manger ce midi nous profitons des superbes installations d’un parc en bordure de rivière, encore une fois magnifique et comme c’est dimanche : pleines de monde. De nombreuses personnes (mais pas nous !) profitent d’un van vendant des glaces pour s’offrir un petit plaisir tout en lézardant au soleil. Nous faisons un petit détour par le centre d’information pour s’assurer de la météo et prendre les derniers renseignements sur la zone que nous allons visiter. Cela nous permet de voir que notre excursion de l’après midi et de demain est facturée 175 $ australiens (115 €) par personne… Dès la sortie de la ville nous attaquons une piste qui, en une grosse centaine de kilomètres, nous mène au Lac Mungo qui est à sec depuis dès millénaires.



Nous faisons un tour dans le visitor center. Puis nous allons visiter les installations « anciennes » servant à la tonte des moutons et voir un point de vue sur le lac sans eau.


Nous allons nous installer au camping, trouvons un emplacement sympa, ramassons un peu de bois pour allumer un feu et observons les équipements extraordinaires de nos voisins australiens (tous les gadgets de camping sont permis).

Lundi 16 mai 2016 : Lake Mungo - Broken Hill

Ce matin Xavier utilise le bois qu’il a ramassé hier pour faire un feu ! Pas super facile à allumer, mais on est ravis d’avoir du pain de mie grillé au petit déjeuner !


Notre voisin vient nous parler avec sa tartine à la main, c’est un jeune australien qui vit à Sydney et qui est là avec des amis. Il nous demande si on a vu des émeus, et on répond que oui, plein. Il semble surpris, appelle une de ses amies qui nous demande où, où, où. Mais partout !!!! Bon hier ils sont arrivés de nuit, mais quand même, on comprend pas trop !
Nous nous embarquons ensuite dans une boucle qui fait le tour du lac mungo, qui traverse la dune et faisant 70 kilomètres.
La route est belle et nous nous arrêtons à un premier point de vue. Il faut faire une ballade autour des formations érigées par le vent, et c’est très beau. Nous sommes juste avec un autre couple, alors tout est très calme !


Nous poursuivons vers un autre point de vue, toujours aussi beau.



Après nous faisons un peu de route pour arriver derrière la dune. Sur le parking nous restons longtemps à regarder le manège des cacatoès (roses) qui mangent des minis pastèques sauvages (on n’est pas botanistes, alors c’est peut être pas tout à fait ça, mais ça en a l’odeur !) ils sont très très beaux avec leur crête rayée et multicolore. Finalement on part faire la ballade dans les dunes, mais on leur a ouvert plein de pastèques pour pouvoir les regarder manger au retour (on est des gamins !!!). Les dunes sont belles, le sable fin et la ballade chouette. Au retour nous retrouvons nos oiseaux préférés et les regardons encore un bon moment !




Nous prenons ensuite la route vers la ville de Broken Hill. Nous passons sur une longue piste transversale juste avant la pluie, heureusement, les pistes sont fermées par temps mouillé (on doit pouvoir s’y embourber facilement !).
Nous retrouvons le goudrons après une centaines de kilomètres avec un peu de soulagement, et finissons la longue route vers Broken Hill. Elle compte 18 000 habitants et est une ville minière. Nous faisons un premier tour de ville et allons repérer l’aire de camping gratuit. Une fois fait nous pouvons nous détendre. Broken Hill est une jolie ville, isolée, mais avec un vrai charme Australien. Nous adorons toutes ces petites villes et leur ambiance. Nous trouvons en plus avec bonheur un supermarché où nous nous approvisionnons pour le soir, avec pour projet d’y revenir le lendemain matin acheter des produits frais avant de partir. En sortant nous tombons sous le choc devant l’incroyable couleur du ciel. C’est magique et c’est un coucher de soleil époustouflant !


Malheureusement la magie disparait vite, avant d’avoir pu trouver un point de vue dégagé. Le reste de la soirée se passe tranquillement, avec un film et un bon repas (enfin, pas aussi bon qu’à la maison !!!).

Mardi 17 mai 2016 : Broken Hill - Parc National Mutawintji

Ce matin nous nous mettons en route et retournons en ville. La petite cité de Broken Hill nous plait bien, les commerces y sont très charmants, et l’ensemble a un beau cachet. Nous faisons un premier arrêt au supermarché, pour faire le plein pour nos prochains jours dans l’outback. Une fois nos emplettes faites, nous faisons le plein d’essence (on pourrait même dire « l’archi plein »), nous retirons du liquide (on en profite tant qu’on est en ville, au cas où on en aurait besoin au milieu de nulle part). Après nous allons au centre d’informations pour connaitre l’état des routes et prendre de la documentation.
La fin de matinée est consacrée à la visite de la ville fantôme de Silverton, à quelques kilomètres de là. En arrivant nous passons le centre ville (en faisant juste un petit arrêt pour faire connaissance avec les quelques ânes qu’il y a dans les rues - trop mignons) et allons directement à un point de vue renommé, le Mundi Mundi Loockout. C’est vrai que la vue sur l’outback y est époustouflante.




Après nous retournons au centre ville, nous garons et prenons le temps de déambuler un peu entre les anciens et nouveaux bâtiments de cette ville perdue au bout du monde… Il y a quelques galeries d’art, cafés et un musée Mad Max (que nous ne visitons pas), puisque le deuxième film de la série a été tourné là.







Nous retournons après notre promenade à Broken Hill où nous pique niquons, une fois de plus (on ne peut plus les compter !) sur une aire de pique nique du Lyons Club. Nos sandwichs avalés on part pour l’outback et en direction du parc national Mutawintji.
Nous traversons de très beaux paysages pour y accéder, avec toujours autant de kangourous, d’émeus et d’oiseaux exotiques ! Arrivés au parc, l’entrée est gratuite mais tout a l’air un peu abandonné. On s’arrête quand même au point d’information pour les visiteurs, qui est désert. Nous y apprenons qu’il y a trois randonnées dans le parc, dont l’une est fermée. Sur les deux restantes nous en choisissons une que nous prévoyons pour le lendemain. Puis nous décidons de faire toute la route qui traverse le parc, et de revenir plus tard au camping. Arrivés au bout, Xavier se lance dans une « promenade » pour aller voir Splitted Rock, tandis qu’Aurélie l’attend à la voiture. Finalement au bout de 30 minutes il est de retour, il n’y avait aucun chemin, et même avec la boussole et l’application GPS dans le téléphone, c’est pas facile de trouver le fameux rocher ! 



Nous nous rendons ensuite au camping et nous installons avec quatre couples de retraités et plein de kangourous. Enfin en vérité les retraités eux, ils sont installés (remorque tente pliable super grande, caravane, auvents, feux de camps, barbecues, chaises de pêcheurs…), nous on dort dans la voiture !

Mercredi 18 mai 2016 : Parc National Mutawintji- Tibooburra

On se lève d’assez bonne heure, et après un petit déjeuner, on part faire la randonnée que nous avions prévu. Le premier problème que nous rencontrons est que la route pour aller au parking est fermée, elle a été emportée par des inondations… Nous nous garons devant la barrière, et nous poursuivons à pied. Inutile de préciser que nous sommes tous seuls ! Arrivés au départ officiel de la randonnée, on photographie la carte et c’est parti. Normalement nous devons faire une boucle de 7,5 kilomètres. En réalité dès le début nous voyons que le chemin (fréquenté, il y a des traces de pas) n’est pas entretenu. Nous arrivons à un premier point et pouvons admirer des peintures rupestres avec des panneaux explicatifs. Nous continuons un moment, mais, après environ 2 kilomètres le « chemin » traverse une rivière où il y a de l’eau. Nous faisons donc demi tour, on n’avait pas pris notre kayak !!!




On retourne donc à la voiture et au camping. Nous discutons avec nos voisins, curieux de voir comment nous avons dormi dans la voiture. Ils nous offrent même un café parce qu’ils ont pitié, mais on décline et on va vite à la douche (tiède, mais c’est déjà pas mal). L’un d’entre eux nous explique que la veille au soir, il a vu le plus grand troupeau d’émeus de sa vie et qu’ils étaient au moins 200. En partant du camping on a la surprise de les voir aussi, et c’est un peu magique ! Il y a beaucoup de jeunes et on se croirait presque en safari !!!


Nous quittons le parc national et poursuivons notre route (ou piste, ça dépend des fois !) dans l’outback vers la ville perdue de Tibooburra.



En chemin on aperçoit, comme régulièrement il faut le dire, une drôle de sculpture dans le désert. On ne sait pas trop s’il s’agit d’une boite aux lettres habillée, ou juste d’une oeuvre comme ça.


Nous arrivons assez tôt à Tibooburra et nous tombons tout de suite sous le charme décalé de cette bourgade au bout du monde. En faisant notre premier tour de ville, on repère la station service, qui fait aussi bureau de poste, restaurant, supermarché et guichet pour le camping, le centre d’information et deux beaux bars avec chacun une terrasse qui appelle à la détente. Nous poursuivons pour aller voir le camping du parc national Sturt, situé juste à côté, mais c’est cher et sans aucune installation…


Nous retournons sur nos pas et optons pour le camping qu’il y a en ville. Nous allons faire le plein et payer notre nuit, profitons de leur internet providentiel, et, comme il est encore tôt, décidons d’aller nous offrir un café en terrasse. Et c’est là que l’histoire se complique ! Nous arrivons au premier bar, super chouette, et avant de nous installer demandons à un monsieur en terrasse s’il faut commander au bar (ça nous est arrivé d’attendre longtemps une serveuse dans un restaurant !). Il nous dit que oui, alors nous entrons. Nous demandons la carte, et ne voyons ni cafés, ni chocolats… rien. On demande alors et la barmaid nous explique qu’elle ne vend pas de café. Pour le café, et bien il faut aller dans un café. Pour l’alcool dans un bar ! Elle nous dit de remonter un peu la rue. Super c’est la deuxième belle terrasse que nous avions vu ! Nous y allons et demandons et cette fois ci c’est pas vraiment un non, mais un « ma patronne n’est pas là et de toute façons notre café n’est pas vraiment super, celui d’en face est meilleur ». Ok, on va voir en face, mais manque de chance, c’est fermé jusqu’au lendemain.


Du coup on retourne au camping, il y a une belle cuisine extérieure, on se fait un thé et un nescafé, et c’est bon pour ce soir !!!


L’ambiance est agréable et détendue, on aime vraiment le mode de vie australien ! Pour nous la vie au camping est un vrai spectacle, d’une remorque les australiens sortent de véritables résidences secondaires, c’est abracadabrant ! Et il y a aussi ceux qui dorment avec une tente sur le toit du pick up, et qui ont une cuisine équipée, avec frigo et tout et tout qui se déplie depuis la benne! C’est incroyable, tout ce qui peut exister pour camper existe ici !!! Pour nous les australiens deviennent les plus grands campeurs du monde !

Jeudi 19 mai 2016 : Tibooburra - Blanchewater Ruins

Ce matin on ne part pas trop tôt, on déjeune tranquillement et on se douche. On met le cap sur Cameron Corner, qui marque la frontière entre trois états australiens : la Nouvelle Galle du Sud, le Queensland et l’Australie du sud.
Avant d’y arriver on fait une petite étape dans le Sturt National Park et partons faire une petite marche. Nous nous promenons ainsi entre les arbres et croisons de beaux oiseaux et aussi un émeu. C’est impressionnant une fois qu’on n’est plus dans la voiture, c’est plus grand ! 




A Cameron Corner on fait un petit stop pour remettre de l’essence (2 dollars le litre, mais le magasin est une histoire à lui tout seul) et lire les panneaux explicatifs, puis nous continuons la route 15 minutes avant de pique niquer. Nous nous préparons de la semoule et des pois chiches, un plat traditionnel de notre voyage.



En repartant nous affrontons une drôle de route : que des dunes, pas très hautes, mais très rapprochées le tout sur un piste bien dure, pas de risque de s’ensabler ! Et bien entendu, toutes ces bosses rendent Aurélie malade. Après deux arrêts au milieu de nulle part pour prendre l’air et marcher un peu, la solution s’impose : Aurélie conduit ! C’est donc moins vite que les kilomètres défilent et Xavier reprend le volant après les montagnes russes. La piste que nous empruntons après est complètement défoncée. Ici il est interdit de rouler sur les pistes quand elles sont mouillées, car cela les abime beaucoup. Cette interdiction nous a plutôt eu l’air respectée jusqu’à présent, mais cette piste a été empruntée par temps de pluie par de nombreux camions (c’est évident vu les ornières hyper profondes qu’il y a partout…). De toutes façons on se doute du pourquoi : au bout il a été trouvé du pétrole et il y est exploité… ces camions là n’attendent pas ! On verra tout de même un dingo !


Finalement le soir commence à tomber (vers 17 heures 30) et nous arrivons à proximité d’une zone de camping gratuite. Nous peinons à la trouver, car il n’y a personne (ni aucune commodité d’ailleurs). Cependant, les traces de feux de camps nous confirment que nous sommes au bon endroit. Nous nous y installons et profitons d’un joli coucher de soleil seuls au monde !


Vendredi 20 mai 2016 : Blanchewater Ruins - Wilpena

Ce matin le lever de soleil est époustouflant. Nous en profitons d’autant plus que nous sommes seuls.



Les ruines à côté desquelles nous avons dormi sont celles d’une ancienne ferme. L’exploitation a duré moins de 5 ans, car après de belles premières années, il y a eu une grande sécheresse et quasiment tout le bétail est mort (des milliers de chevaux, de vaches, de moutons). Les bâtiments abandonnés ont ensuite eu un usage administratif, et sont devenus une sorte de poste avancé dans l’outback. Cependant, l’endroit étant vraiment hostile, tous les bâtiments ont été ravagés et ruinés quelques années plus tard par une grande inondation… Pas facile de vivre là ! Et pas étonnant qu’il n’y reste que des kangourous !!!
La matinée est consacrée à la route qui nous mène vers les Flinders Ranges. Cela nous fait faire un grand détour vers le sud, mais les Australiens que nous avons rencontrés nous ont dit que c’était très beau. Effectivement les paysages changent de façon assez soudaine et une belle crête s’élève majestueusement sur notre gauche.


Nous continuons et arrivons assez tôt dans le parc à proprement parler. Nous allons voir un point de vue le Jarvis Hill Lookout.



Comme il fait encore jour (il est 15 heures), nous décidons d’emprunter une piste et de faire un tour dans le parc. Nous traversons alors de superbes paysages et pouvons encore profiter d’une faune exceptionnelle. Le parc est parsemé de campings payants (24 dollars), mais comme ils n’ont que des toilettes sèches et pas de douche, on se dit que cela ne vaut pas le coup. On décide d’aller jusqu’au village et de s’arrêter dans un vrai camping là-bas. En route nous voyons peut être mille kangourous, on est toujours émerveillés ! 







Arrivés au village c’est la déception. C’est encore un camping du parc et nous devons payer 36 dollars !!! Il y a des douches chaudes, mais bon… Il fait nuit alors on s’arrête. On en profite pour tenter de prendre les renseignements pour monter sur le Wilpena Pound (une drôle de formation rocheuse de forme ovale) en bus le lendemain, mais c’est simple, on n’a absolument rien compris à ce que l’homme du centre d’information nous a répondu… rien de rien, pourtant on parle tous anglais, non ??? On abandonne donc l’idée ! A l’épicerie attenante, ils vendent des morceaux de beurre individuels, on peut donc faire des pâtes au beurre et il faut dire qu’on apprécie !!!


2 commentaires:

  1. Salut Sydney et Victoria, bon je me suis renseigné se les petites boules qui sentent la pastèque et que mangent les cacatoès ces leurs excréments,il est vrais qu'ils mangent de la pastèque et donc leur excréments sentent la pastèque. INFO ou INTOX, j'espère pour vous que c'est INTOX si non vous avez jouez avec de la merde (sa porte bonheur bonne route).
    Vers l'infini et pourvu que se ne soit pas du caca.

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  2. INFO: Grand prix du Canada :1-Hamilton
    2-Vettel
    3-Bottas
    4-Verstappen
    5 - Rosberg
    Bon tu es moins fan donc je ne vais pas te donner tous les résultats mais le plus important celui de la France car l'Euro a débuté. France 2-1 ROUMANIE le deuxième but a été marqué à la 89eme minutes.

    Rugby demis final du top 14 opposeront :Toulon - Montpellier qui a sorti Castre à Clermont - Racine qui a sorti Toulouse.
    Montée en Top 14 du lourd et de Bayonne qui a battu Aurillac.

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