Vendredi 12 Février 2016 : Linderos - Corque
Nous commençons la journée par un arrêt après une dizaine de kilomètres de route pour une zone de chantier. En fait il y en aura deux autres, mais grâce à la synchronisation, nous ne perdrons pas trop de temps. Nous sommes déjà passés sur cette route début novembre en descendant du salar de surire, elle était en mauvais état, avec plein de nids de poule (très grosses les poules - en espagnol « zona de baches » quand on vous dit qu’on a progressé). La route est dangereuse et d’ailleurs nous voyons quelques camions récemment accidentés. Une fois arrivés en haut, nous profitons des vues sur le parque nacional Lauca.
Puis nous nous attaquons à un nouveau passage de frontière… avec la Bolivie…
Côté chilien, nous commençons par doubler une file de camions interminable avant de trouver le poste frontière et le « parking » réservé aux voitures. Le passage se fait facilement, hormis un petit vent frais. Nous décidons de pique niquer ici, avant d’attaquer l’entrée en Bolivie qui se fait 10 kilomètres plus loin, dans un village construit pour l’occasion.
On préfère manger avant d’affronter la bureaucratie bolivienne… et on a bien fait !
Au moment de repartir, un homme nous accoste et nous demande de le ramener au village-poste frontière bolivien. En discutant il nous explique qu’il était dans un bus, mais qu’il n’a pas pu passer la frontière chilienne car la migracion bolivienne a oublié un tampon quelque part. Il est donc à pied et nous explique qu’il devra finir la route pour Arica en faisant du « camion stop ».
Nous passons pour notre part la migracion assez aisément. Il y a aussi un contrôle agricole du véhicule et de nos affaires, mais cela se passe bien. On croirait gagner au Loto !!!! Mais on déchante vite. Pour la douane (toujours pour la voiture) Xavier se lance en solo. Et là l’enfer commence. La douanière qui tape sur son clavier comme la pire caricature policière daigne s’occuper de notre cas et explique qu’avant tout il faut aller faire la « mémorizacion ». Nous devons en être à notre 15ème passage de frontière en amérique du sud et au troisième en Bolivie, et nous découvrons une nouvelle formalité. Enfin, une nouvelle façon de faire prospérer ses amis. A ce poste frontière, la saisie informatique des données du véhicule est déléguée a des commerçants du petit village… Ok, on prend note et Xavier fait le tour desdits commerçants. Maintenant ça se complique : aucun n’est intéressé pour le faire pour un véhicule de tourisme. Il n’essuie que des refus. Il retourne voir la charmante douanière, lui explique, mais celle ci répond de retourner au village, que quelqu’un doit le faire. Tout le monde dit que le système ne fonctionne pas. A force de tourner en rond pendant presque une heure, sous la pluie, Xavier s’énerve vraiment ! Aurélie prend le relais… et recommence la même chose pendant que Xavier souffle un peu. Je vais voir la douanière, lui dit que je parle pas espagnol mais que je veux juste entrer en Bolivie. Elle m’explique cette histoire de mémorizacion, et j’insiste un peu, en lui disant que je ne comprend pas : cela fait trois fois que nous entrons en Bolivie et on ne nous a jamais demandé ça. Je lui demande franchement si c’est de la corruption. Je crois que ça lui a pas trop plu et que cela s’ajoute aux paroles de Xavier qui venait de lui dire tout le bien qu’il pensait de son pays et d’eux… Bref, à ce moment là arrive une famille de chiliens, avec les mêmes intentions que nous, qui réexplique à la dame qu’il n’y a personne dans ce fichu village qui veut ou peut faire la memorizacion. On fait ensemble un autre tour à la demande de la douanière, Xavier se joint à moi, il est calmé. Rien de neuf, formalité impossible à faire, les bureaux sont d’ailleurs vides.
Les Chiliens lachent et partent sans faire les formalités, ils verront plus tard nous disent ils. On retourne à la douane (parce qu’on sait que si on a pas tous les papiers à la sortie du pays il faut payer une amende de 40 euros…) et on insiste. Le chef nous prend en charge et finit par tenter de faire la memorizacion sur leur ordinateur. Deux secondes plus tard, ils nous disent que c’est impossible, le système ne marche pas. Il faut attendre… on attend. Au bout d’une heure, miracle ça repart, et on peut aller en ville où tout le monde est réapparu et où tout fonctionne (c’est magique) et payer pour cette formalité… qui a quadruplée de prix entre le début et la fin…
Le douanier controlera sur son écran les données rentrées par une boutique dans le village (efficacité quand tu nous tiens), pendant que la douanière refusera de nous regarder et de nous parler, et nous donnera enfin le papier qui nous permet de partir de là. On a failli plus d’une fois faire demi tour et repartir au Chili (surtout Aurélie). Pour sortir de la ville un policier nous demande 10 bolivianos, on dit non. Un peut plus loin, on n’y coupe pas, il y a un péage, sans prix indiqué, bien sur !!!!
Nous tentons la visite du parc Sajama, mais le prix pour les étrangers est ridiculement élevé. Ca nous saoule vraiment, on s’en va. On voit le mont Sajama depuis la route, ça suffira.
Nous nous rapprochons d’Oruro, les paysages sont sympas, les routes moins, et les péages et les policiers bien moins !
Une déviation routière nous oblige à franchir un large fleuve à gué, nous avons de l’eau jusqu’au bas des portières.
Nous finissons par trouver un coin pour dormir juste avant la nuit, demain il nous faudra trouver de l’essence.
Samedi 13 Février 2016 : Corque - San Juan
Nous filons vers Oruro puisque nous ne pouvons trouver de l’essence avant. Un détour d’une centaine de kilomètres pour faire le plein… mais bon tant pis. Il nous faudra comme d’habitude en Bolivie faire plusieurs stations avant que quelqu’un nous en vende. Bien entendu, il nous la vend au prix étrangers, mais sans facture, et garde pour lui la différence entre le prix national et étranger… nous on est fatigués et on veut de l’essence (tant pis pour la corruption, pour les taxes boliviennes qui ne rentrent pas… raz le bol de demander des factures, marre de toujours lutter pour que les choses soient faites selon la loi). Nous faisons les 300 kilomètres qui nous séparent d’Uyuni. Arrivés sur place, nous ne pouvons qu’etre d’accord avec tous les voyageurs qui y sont passés avant nous : cette ville n’a AUCUN intérêt !!! On n’est pas là pour elle, tant mieux !!! On retire un peu de liquide et on va voir le cimetière de trains à la sortie sud de la ville. C’est pas extra, mais on fait quelques photos.
Nous allons ensuite vers le salar. On en profite pour refaire le plein de la voiture (ce coup ci ni au prix national, ni au prix étrangers, à un prix entre les deux… bref). Nous nous lançons sur le salar et là, c’est vraiment magique ! Il y a une pellicule d’eau de 4 à 5 centimètres, qui ne nous permettra pas d’avancer beaucoup, mais qui nous offre un effet miroir magnifique.
Au bout de 5 kilomètres sur le salar, nous faisons demi tour. C’est un des plus beaux endroits que nous ayons vu (zut c’est en Bolivie…). Les iles sont cependant inaccessibles (zut il faudra revenir en Bolivie…).
Nous ressortons et contournons le salar par le sud est pour aller dans le sud lipez. Nous traversons le village presque fantôme de Rio Grande, l’ambiance est lugubre avec un ciel orageux, une ligne de chemin de fer et un cimetière à l’air abandonné…
Après deux bonnes heures de piste, nous trouvons un coin pour dormir des belles images plein la tête, et sans nous douter que ce sera notre dernière nuit dans notre RAV 4 en pleine nature !!!
Pas de pub pour la Bolivie .Faut pas y aller.
RépondreSupprimerLa suite sera plus belle
salut pepito et pepita a retour en Bolivie pays qui vous a toujours reçus les bras grand ouvert et le porte feuille aussi prés a récolté vos dons. ils sont accueillant avec leur jeux de piste au poste foncière et en plus c'est jamais les même règle il on de l'imagination. enfin pour finir vous avez trouvez un coin qui vous plein en Bolivie et c'est pas un paysage que l'on trouve partout on sort du train train quotidien.
RépondreSupprimerVers l'infini et je suis pas sur que vous retournerez là-bas.