vendredi 4 mars 2016

Dimanche 31 Janvier 2016 : Copacabana - Sillustani

Ce matin en route pour l’isla del sol ! En fait non, vu la météo impossible… On attend un peu pour voir si ça se lève, mais non. Il y a beaucoup de brouillard, pas de visibilité sur le lac, et le ciel est tout bouché…


On n’a pas à se plaindre de la météo que nous avons eu jusqu’alors, car il ne faut pas oublier que janvier et février font partie de la saison des pluies ici (c’est pourquoi nous devions y être en novembre et décembre dans notre parcours initial !). Nous restons donc philosophes et nous disons que cela devait bien nous tomber dessus. C’est dommage d’avoir fait tous ces efforts douaniers pour arriver à Copacabana et ne pas pouvoir faire la sortie, mais tant pis. Nous décidons de partir.
Nous repassons donc la frontière, retrouvons nos compères de la douane péruvienne qui ne nous réclame pas de propina ce coup ci (yeahhhhh) et à nous le Pérou !
Premier péage et premiers cris de joie : le prix est indiqué sur un beau panneau avant la cabine ! ll nous en faut peu pour être heureux ! Nous nous apercevons bien vite que 2016 est une année d’élection présidentielle au Pérou. Beaucoup de murs, cailloux, canalisations… sont peints à l’effigie de l’un ou l’autre des candidats… et il y en a 17 ! L’un d’eux s’appelle Acuna (il y a une tilde sur le n, mais j’ai pas su (Aurélie) la trouver sur le clavier…) et bien sur, tout le temps qu’on restera au Pérou, dès qu’on verra un de ses panneaux (qui y sont très nombreux !) on chantera Acuna matata… on n’est pas très fier mais impossible de s’en empêcher ! Partant de là, on se demande moins pourquoi notre séjour aura été pluvieux !!!

Plus sérieusement, nous arrivons assez facilement à Puno. C’est une jolie ville en bordure du lac. Nous avions prévu d’aller visiter les iles Uros, mais deux problèmes :

- la météo toujours très incertaine,

- il y a au moins trois fêtes différentes dans cette ville ce dimanche avec pour résultat une circulation et un stationnement impossibles !!! Les défilés sont jolis et la ville a l’air assez charmante.

Nous décidons donc de faire la visite du lendemain, et le lendemain, de revenir à Puno pour les iles Uros ! 
Après un pique-nique sandwich pain de la veille/beurre de cacahuète et bananes, nous prenons donc la direction du site de Sillustani. Sur la route nous découvrons une tradition locale, des vaches en céramique sur le faîte des maisons...  


Nous y arrivons en début d’après midi et demandons au gardien si nous pouvons passer la nuit sur le parking. Il nous dit oui, bien sur, moyennant une petite propina. Ok, nous ça nous va !
D’emblée on voit bien que ce site doit recevoir nombre d’autobus de voyageur. Tout est dimensionné en conséquence !!! Le parking est propre, grand et goudronné. Avant d’entrer sur le site archéologique il faut remonter toute une rue avec un marché très touristique (et nous sommes seuls… c’était pas l’heure des bus !). 


Il y a de tout : des toilettes payants (mais très propres) à la dame avec le bébé alpaga trop mimi qu’on doit payer pour prendre en photo avec soi. Evidemment on résiste à tout achat, car nos bagages sont archis pleins. Cependant, on doit avouer que si on avait pu, on se serait bien acheté un ou deux trucs (leurs tissus péruviens sont vraiment très beaux !). Le site en lui même nous plait vraiment beaucoup. Il s’agit d’un cimetière Pré Incas qui présente de nombreux tombeaux, tous ont la porte orientée vers l'est.  Nous prenons tout notre temps, puisque nous avons décidé de dormir ici. Il y a de nombreuses ruines à voir, dans un paysage magnifique. Le clou du spectacle a été quand on a pu voir le lac Umayo derrière la colline ! Il faisait un peu gris, mais c’était magnifique !









Au retour nous nous rendons bien compte que ça y est, les bus sont arrivés sur le site ! Nous faisons rapidement connaissance avec nos voisins espagnols, qui vont aussi dormir ici. Puis Xavier se lance et va dire bonjour aux Alpagas, ils sont coopératifs, mais il faut tout de même faire attention, quand ils ont les oreilles en arrière, cela n’augure rien de bon…



Alors que le parking est vide, nous nous installons dans notre 4x4 camping-car pour la soirée et la nuit a venir, le garde de nuit passe nous voir pour assurer que nous passons la nuit là, on lui propose quelques gâteaux et il repart avec le sourire ! Pour le moment personne n’a résisté quand on a offert des gâteaux !
Après mangé, on s’installe derrière pour le film, et tout à coup, on entend frapper à la vitre…
Ce coup ci c’est Prudencio qui vient nous saluer. Il mange un biscuit avec nous et on parle une bonne demi heure. Il nous propose de nous ouvrir le musée pour aller voir les momies trouvées dans les tombes, mais il fait nuit, alors la visite privative d’un musée rempli de momies… c’est pas vraiment tentant ! Il nous demande si on a des objets de France à lui donner, mais comme on a pas grand chose, on lui propose un briquet. Il cherche plutôt des piles pour sa lampe torche et nous demande si nous n’avons pas une veste chaude pour l’hiver. Il a pas de chance, on va en avoir besoin des nôtres, et nous sommes loin de vouloir nous en séparer !!!
Nous échangeons sur la vie en France et au Pérou, puis nous séparons et au dodo !!!

Lundi 1er Février 2016 : Sillustani - Cuzco

Nous nous levons d’assez bonne heure et la météo n’est pas géniale, mais loin d’être pire qu’hier. Nous repartons donc pour Puno, avec l’idée de visiter les iles Uros. Aujourd’hui, point de fêtes en ville, c’est beaucoup plus calme. Nous trouvons donc sans encombres l’embarcadère, et pendant que Xavier se gare, Aurélie achète les billets pour l’excursion. Nous avons choisi de faire une excursion de deux-trois heures sur le lac Titicaca pour découvrir les îles Uros. Nous embarquons sans encombres et très rapidement nous prenons la direction des iles. Nous commençons par naviguer à travers des canaux au milieu des roseaux puis arrivons dans une cité en roseau. Notre bateau accoste sur une ile, comme il pleut, le batelier nous explique le fonctionnement des iles et comment se passe la vie ici, puis nous débarquons. C’est assez surprenant la sensation de marcher sur le sol en roseau… Il y a pas mal de stands de marchands de souvenirs bien sur, mais nous ne nous sentons pas vraiment harcelés.




Nous prenons ensuite un bateau plus rustique (une barque en roseau) pour gagner une autre ile plus grande avec un mirador et plusieurs maisons. Il y a même un bassin avec des truites qu’on voit nager. Depuis le sommet du mirador, nous pouvons voir les roseaux à perte de vue.





Il faut reconnaitre que cette balade est tout de même une bonne excuse pour tenter de vendre aux touristes tout un tas de trucs (souvenirs, nourriture diverse : de la simple banane au plat complet, tour aux toilettes…). Nous résistons ! Nous repartons ensuite pour le port. Pendant le trajet retour, nous demandons enfin à notre voisine ce qu’est la nourriture qu’elle a sur ses genoux dans un sac plastique. Depuis que nous sommes entrés en Bolivie, nous en voyons en effet partout de ces machins, sans savoir ce que c’est… Dans la rue dans des brouettes, dans des énormes sacs au marchés… Ce sont des tubes de couleur beige, de quelques centimètres de long, mais c’est quoi ???
La voisine rigole et nous en donne, c’est gentil, mais c’est quoi ??? Fideos nous dit-t-on, des pâtes mais cela n’y ressemble pas… ben si en fait se sont bien des pâtes, des macaronis, frits avec du sucre glace… OK ! C’est surprenant mais pas mauvais !!!! Nous sommes contents de notre excursion, le bateau était en bon état, et on a même eu un petit coin de ciel bleu à un moment donné !!! Nous avons choisi de faire juste un petit tour, pour découvrir ce que c’était, et nous en sommes heureux en fin de compte. Nous avons réalisé au cours du voyage combien il était difficile de faire des « vrais » rencontres, et notamment dans le cadre d’une excursion. Les gens qui nous accueillent sont en train de faire du commerce, et c’est bien normal, mais nous ne considérons pas vraiment qu’il soit possible d’avoir de vrais échanges dans ces situations, c’est un peu comme aller à Disneyland et croire que l’on va découvrir comment vit Mickey. On se remet en route, après avoir fait le plein, on se fait arrêter par la police. On craint toujours la verbalisation depuis qu’on n’a plus de plaque arrière, mais non, la police Péruvienne est très sérieuse. Après une vérification minutieuse de nos papiers, et un avertissement car il faut allumer nos feux de croisement (au Pérou la loi, d’après ce que nous avons cru comprendre, dispose qu’il faut les éteindre en journée en ville et les allumer hors agglomération). Maintenant on le le sait ! De ce contrôle nous avons eu l’impression que les étrangers n’étaient pas abusés au Pérou, et que tant qu’il n’y a pas d’infraction majeure et que les papiers sont en ordre, tout roule. On prend la direction de Cuzco à plus de quatre cents kilomètres, on traverse quelques villes ou cela semble être le chaos de plus il pleut assez fort. La circulation dans ces cas là se complique fortement, des motos à trois roues et carénées de partout, des flaques sans fond partout sur la route, des panneaux inexistants, pas facile de suivre la bonne route ! Le guide du routard nous indique que cette route doit être faite de jour parce qu’elle est merveilleuse. Les premiers kilomètres ne nous semblent pourtant pas si bien que ça ! Cependant, au bout d’une heure les paysages changent et effectivement, cela devient très beau !!! Nous en profitons bien malgré la météo changeante (et pas dans le bon sens !!!).
Avant Cuzco nous nous arrêtons dans une boutique internet et réservons, via Booking, un hôtel avec parking. Arrivés à Cuzco, nous nous rendons directement à l’hôtel et il s’avère qu’en guise de parking, il y a un garage avec une seule place… occupée évidemment… 

Nous réservons alors un second hôtel, nous y rendons et pouvons enfin garer notre voiture et nous mettre au lit ! Ca fait du bien !

1 commentaire:

  1. Salut Esteban et Zia vous voilà au Pérou et apparemment ici c'est pas le cout de bambou coté corruption part contre coté lac oui je parle pas du prix mais de la déco .Bonne route au Pérou . P.S : il parait qu'il y a des grands condors , d'or je ces pas mais du reste. (tu mesure combien Xavier.)
    Vers l'infini et au delà.

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