vendredi 1 janvier 2016

Dimanche 20 Décembre 2015 : Salto Grande - Laguna Azul

Aujourd’hui nous avons décidé de repartir en randonnée. Avec une motivation inégale, c’est bien vrai. Alors que Xavier, qui porte le sac, gambade comme un cabri, j’ai du mal à mettre un pied devant l’autre… En plus, le chemin s’annonce long et difficile, je ne m’amuse pas du tout !!! Du coup, je décide de faire demi tour et de me reposer, le temps que Xavier finisse la randonnée. Je prend avec moi les papiers importants et l’informatique, comme ça son sac est vraiment plus léger. Il me laisse aussi le pique nique, il ne garde que les barres de céréales. 
Le chemin est donné pour 9 heures de marche aller retour. Vendredi, nous avions gagné ensemble plus d’un quart d’heure dans chaque sens, je crois donc qu’il en viendra à bout au bout de 7 heures, soit un retour à la voiture vers 17 heures…. J’avais tout faux ! A 14 heures, il frappe à la porte, un peu essouflé, mais à peine, il a fait tout le chemin en 4 heures 30… en plus il s’est arrêté 20 minutes en haut ! Il a quand même mangé 5 barres de céréales, mais je pense que c’était nécéssaire, lol !

Je lui laisse donc la place pour raconter sa randonnée :

Après la demi heure de marche qui nous mène sur les premières pentes de la randonnée de la journée, Aurélie me laisse partir seul à l’assaut de la montagne. Délesté de pas mal de chose, mon sac est léger, j’ai deux litres d’eau et je sais qu’au pire je peux me ravitailler en route dans un torrent, des barres de céréales en quantité et beaucoup d’envie. On se sépare donc dans la montée, tout comme par le passé lors de l’ascension du piton de la fournaise sur l’Ile de la Réunion, où une fois seul, j’avais explosé ne gérant pas bien mon effort. Cette fois hors de question de recommencer, je pars bon train et double quelques personnes. J’ai quand même le regret qu’Aurélie ne m’accompagne pas. Au sommet de la première difficulté, à la vue de la suite du parcours je sais qu’elle n’aurait pas apprécié de marcher sur le long éboulis qui m’attend.



Je continue bon train, je double encore pas mal de gens, il est vrai qu’ils sont chargés de leur lourd sac pour plusieurs jours. Après quelques montées et descentes je franchi un passerelle pour arriver au premier campement. Beaucoup de gens s’arrêtent au minimum pour quelques minutes, d’autres pour y camper. J’ai juste le temps de lire en passant une pancarte proposant de louer un cheval pour transporter son sac… Le sentier continue au milieu des tentes puis une nouvelle passerelle permet de rejoindre l’autre rive. Le sentier se remet à grimper, mais de temps en temps, il faut redescendre, pour grimper à nouveau. Le parcours est ombragé c’est très agréable, j’en profite pour boire et manger tout en marchant. Pas question de perdre du temps, je ne compte pas laisser Aurélie huit heures seule dans la voiture. Je double toujours pas mal de gens, mais cette fois ils ont plutôt un sac pour la journée, avec petit pique-nique et vêtement de pluie, comme moi ! Ca monte, ça descend mais ça monte toujours plus, je sais que la dernière partie est raide, comme pour le Fitz Roy.




J’arrive à une intersection, la base de la partie raide. Une centaine de personnes est arrêtée pour reprendre des forces, moi ça va plutôt bien, je suis en pleine forme, il serait dommage que ça ne dure pas, donc tout en finissant d’arriver au pied de l’ascension, je refais le plein de céréales et je bois. Comme tout au long de la montée je prends quelques photos, c’est splendide depuis le début. La montée est aussi raide qu’imaginé, mais le terrain est difficile, de grosses pierres sont au menu, l’ombre est absente, on grimpe dans un éboulis. On serpente sur la pente, j’observe les Torres dont je ne vois que la cime. Ils sont là, je n’ai qu’un dernier effort à fournir. Alors que je ne rêve que d’arriver ils disparaissent de ma vue. Mais rapidement je suis à la lagune qui m’offre une vue exceptionnelle.


Je repère un rocher pour me poser, je regarde l’heure, il n’est que midi. Pas mal du tout, je vais rentrer tôt à la voiture, bien plus tôt que ce j’ai dit à Aurélie. Je mange encore quelques céréales et bois beaucoup après avoir enfilé un vêtement chaud et sec. Je profite de la vue, fais pleins de photos, regarde les nuages passer et s’accrocher aux pics. Vingt minutes plus tard je range l’appareil photo, sangle le sac sur le dos et commence à m’éloigne de la lagune… 



Au début du sentier, je me retourne une dernière fois pour profiter de cette vue incroyable. J’enlève mon sac, sort l’appareil, prend une ultime photo…


Je lance mon tracking gps pour avoir une idée réelle du dénivelé et me lance dans la descente, je suis encore en pleine forme, je file le long de la pente, j’arrive très rapidement au pied, je poursuis et commence à penser que je peux être vers deux heures et demi à la voiture. Chose marrante, pendant la descente je croise les gens que j’ai doublé plus tôt dans la matinée, la journée ne sera pas aussi facile pour tout le monde. Le retour au campement se fait bien, mais sa traversée est bien moins agréable, les chevaux sont là, avec une odeur déplaisante. Cette odeur persiste même sur le sentier un bon moment, ils ont laissé quelques souvenirs… A la vue de l’heure, je veux maintenant arriver pour deux heures, mais la remontée sur le long éboulis en plein soleil est difficile. La descente qui suit ne l’est pas plus après quinze kilomètres. Je regarde souvent l’heure, je veux arriver avant deux heures. Arrivé sur la partie plate, je vois le parking, je gère mon temps, cours pendant une minute pour tenir le défi que je me suis moi même imposé. Je toque à la fenêtre de la voiture, mais je ne peux pas surprendre Aurélie qui observe les passants. J’ai les pieds un peu en compote mais je suis plein de joie de par les paysages et le fait d’avoir fait l’aller-retour dans la moitié du temps annoncé. Au final, la randonnée fait 9 km avec 1010 m de montée et 220 m de descente, mais ça ce n’est que pour l’aller…


Donc au retour du sportif, on mange, puis on retourne à la Laguna Azul pour passer une fin de journée tranquille. On est super contents de la météo, qui est vraiment bien, alors que les prévisions étaient pourries jusqu’à noël. On en profite pour prendre une douche chaude, un vrai luxe pour nous, et on regarde la vue sur les Torres toute la soirée. Vers onze heures (oui il fait nuit tard !), un couple de retraités Français arrive et s’installe, on discute jusqu’à minuit, et au dodo !!! La nuit n’est pas encore noire.

2 commentaires:

  1. coucou Aurélie et flash quel vitesse mais juste une chose j'ai un copain qui a fait la même montée l'an dernier il ma fait voir les photos les même a quelque chose prés par contre lui quand il est arrivée au lac c'était la motier de la montée le plus dure c'était d'arrivée au sommet des torres c'est pour cela que tu a mit la moitié du temp tu en a fait que la moitié du parcoure mais c'est bien.
    Vers l'infini et nous ment pas.

    RépondreSupprimer
  2. P.S : ces faut j'ai pas de copain bravo Xavier

    RépondreSupprimer