dimanche 6 décembre 2015

Mardi 1er Décembre 2015 : Punta Palos Negros - Ensenada

Nous nous levons assez tôt et voyons passer des dauphins tout près de la côte ! Puis nous partons prendre le bac qui part de l’île toutes les demi heures. C’est facile et fluide, aucun problème.


Notre journée ne s’annonce pas touristique, on a plein de trucs à faire, en plus la météo de ce matin est mitigée. 
Nous retournons donc à Puerto Montt pour un petit marathon !
En premier nous faisons le plein de carburant, puis allons prendre une bonne douche chaude à la station service. Ensuite nous partons à la recherche de la laverie indiquée par le guide du routard. On la trouve et elle est franchement cracra, alors on décide d’attendre ou d’en trouver une autre ! Nous partons au registre civil, pour les papiers de la voiture, qui ne sont toujours pas prêts, mais qui devraient l’être la semaine prochaine… espérons le !
Ensuite on fait notre étape supermarché. Dans la galerie marchande toute petite il y a un pressing. On demande s’il est possible de laver notre linge. La dame nous dit que pour le tout (soit plus de 7 kilo) cela coûte 9 euros et qu’en plus, cela peut être propre et sec pour 17 heures. On saute sur l’occasion ! Ensuite on fait de grosses courses (beaucoup de pâtes et de ketchup…) et on s’achète un quart de poulet-pommes noisettes tout chaud pour midi. On le déguste (y a pas d’autre mot) dans la voiture et on poursuit nos occupations peu touristiques : la vidange de la voiture ! A la Copec (compagnie chilienne de distribution de pétrole) c’est sans rendez vous. En arrivant il y a une personne devant nous mais en moins d’une heure c’est fait ! On change aussi le filtre à air tant  qu’on y est. Il nous reste un peu de temps devant nous alors on file chez Sodimac pour internet, mais aussi pour y acheter des nouveaux balais d’essuie glaces. Nous faisons une petite pause empenada et wifi à leur mini cafète puis partons chercher notre linge ! Ouff on a tout fait ! En attendant le ciel s’est complètement dégagé et en partant de Puerto Montt on peut enfin admirer le paysage volcanique qu’on avait pas vu la semaine avant. 

Bon puisqu’on a tout fini, évidemment une nouvelle petite tuile nous tombe dessus : notre convertisseur électrique est mort !!! C’est le deuxième du voyage… et on l’avait payé 50 euros chez Leroy Merlin. C’était pas vraiment de la grande qualité… On ne sait pas comment on va faire pour charger nos appareils électriques à l’avenir, on verra bien…

On retourne à Ensanada pour dormir à la même place que la semaine passée, et ce coup ci, on voit le volcan Osorno jusqu’au dessus de nous !!! Il est impressionnant ! 





Nous mangeons tranquillement, avec un petit renard qui nous rend visite et au dodo !!!

Mercredi 2 Décembre 2015 : Ensenada - Cascadas Escondidas

On a eu une surprise dans la nuit : un petit tremblement de terre nous a réveillés ! Vu notre emplacement on ne risquait absolument rien, mais ça fait bizarre quand même !
On se lève à 7 heures. On doit prendre un bateau à 11 heures et nous estimons avoir deux heures de route à faire. L’idée est d’y être à 10 heures pour être surs d’avoir de la place, comme il n’y en a qu’un par jour, et donc d'être partis à 8 heures. 
Après avoir plié et essayé en vain de réparer le convertisseur, on part à 8 heures précises ! Chouette !!!
Au début on est tout contents, tout s’annonce bien ! Puis la route devient piste, la piste devient rapidement très mauvaise, et les minutes défilent plus vite que les kilomètres… il devient de plus en plus difficile de croire qu’on arrivera à l’heure. Nous roulons dans de très beaux paysages, le temps est magnifique ! 


Une portion de route goudronnée nous permet de rattraper un peu le temps perdu, l’espoir renaît ! Finalement on tombe sur au moins 6 zones de travaux avec circulation alternée, et un contrôle de police (avec un policier zélé qui arrête tout le monde et donc, comme il est tout seul, il lui faut vraiment du temps pour contrôler toutes les voitures les unes après les autres…). On ne voit jamais arriver Hornopirén, la ville où nous devons prendre le bac ! Nous y parvenons enfin à 11 h 05, la route qui devait prendre 2 heures en a pris 3. Et sans trainer ! On fonce ventre à terre vers l’embarcadère, un bateau est à quai, prêt à partir, on fait les yeux doux à la dame qui nous demande si on a des tickets (ben non quelle question !!!) elle prend nos passeports et la carte grise de la voiture et nous dit ok, on paiera à bord en liquide. Yesssss !!!!

Nous nous installons, les portes se ferment et c’est parti. Elle a donné nos papiers au responsable, qui nous dit de venir le voir dans une heure. On monte sur le pont et on se détend… le temps est magnifique, le départ d’Hornopirén offre des vues splendides sur les volcans environnants ! Une journée merveilleuse !!!





Quand même, au bout d’un bon moment, en regardant l’application GPS du téléphone, on a l’impression que le bateau ne suis pas vraiment la bonne route. Un doute s’empare de nous. On a foncé dans un bateau, mais il y a trois destinations possibles au départ d’Hornopirén : Caleta Gonzalo via un autre bac (où on veut aller), Chaiten et Chiloe (mais on y est déjà allé !!!!). Nous allons donc payer la traversée et, avec un air gêné nous demandons :

- On a une petite question, où va ce bateau ?

 Le mec rigole et nous dit

-Caleta Gonzalo, c’est super, y a plein de choses à faire là -bas,
-Ah bon ? Mais pourtant on dirait pas sur le GPS ?
-Si mais en fait on y va directement, avant il fallait prendre deux bacs, maintenant on contourne ce bout de terre, là.

Nous voilà rassurés. On aurait eu l’air malin sur l’île de Chiloe, pile d’où on venait !!!!

Il est super cool et prend son portable pour nous montrer plein de photos de lui qui fait des randonnées à Caleta Gonzalo. On prend ses bons conseils avec plaisir.
Nous profitons aussi des prises de courant sur le bateau pour recharger nos appareils.

Puis nous retournons trainer sur le pont (la traversée dure plus de cinq heures) et admirer la vue vers Caleta Gonzalo. Les paysages sont très beaux, nous naviguons dans des fjords verdoyants. 


L’arrivée à Caleta Gonzalo est paradisiaque, on dirait que nous accostons au bout du monde !!! Dans les guides il est expliqué que Caleta Gonzalo est une des parties d’un immense parc naturel privé, le parc Pumalin. C’est privé, mais gratuit, et remarquablement aménagé.

On ne le fait pas d’habitude, on ne veut pas que le blog soit un inventaire d’informations recueillies dans des guides, mais ce coup ci, on vous fait un petit copier coller du lonely planet sur les propriétaires du coin :

« Les écobarons – ces riches philantropes mettant leur fortune au service de causes vertes – influent irrémédiablement sur le futur du Cône Sud, et c’est particulièrement le cas des entrepreneurs américains Douglas et Kris Tompkins. Le couple, qui possède des holdings au Chili et en Argentine, a permis à lui seul la sauvegarde de plus de 2 millions d’acres de terrain, soit plus que n’importe quel particulier dans l’histoire. Tous deux évoluaient dans le monde de la vente de détail (elle en tant que PDG de Patagonia, lui en tant que fondateur de Northface et Esprit), avant de se consacrer à la restauration d’écosystèmes clés. 
Cela a commencé avec le Parque Pumalín en 1991, un projet environnemental de la taille de Rhode Island échafaudé à partir de petites fermes patagonnes jouxtant des forêts millénaires. En 2004, Kris Tompkins acquit une estancia des environs de Cochrane au travers de l’organisation à but non lucratif Conservación Patagonica. À l’époque, un élevage intensif de moutons avait entraîné la désertification du ranch, qui avait cessé d’être rentable depuis longtemps. D’importants travaux de réhabilitation ont permis de réaffirmer ces terres comme un corridor pour la faune entre deux autres parcs. Steppe patagonne, forêts, montagnes, lacs et lagons composent sur 690 km2 les paysages de cet endroit connu sous le nom de Valle de Chacabuco (Parque nacional Patagonia). La réhabilitation de ces terres a demandé un vrai travail de titan : les plantes envahissantes qui proliféraient avec le bétail durent être arrachées à la main, et plus de 664 km de clôture furent arrachés afin que les guacanos et les huemuls puissent réintégrer ces territoires, ce qu’ils firent. 
Doug Tompkins a également fait don à l’État de deux parcs nationaux plus petits, Corcovado et Tic Toc, mais Pumalín (où le couple possède une maison) reste son principal combat. Légué à la Fundación Pumalín en 2005, il pourrait devenir un parc national. 
Le couple a inspiré d’autres philantrophes, parmi lesquels l’ancien candidat à la présidence chilienne Sebastian Piñera et son Parque Tantauco, à Chiloé. L’achat massif de terres par les Tompkins avait commencé par soulever une vague de suspicion et de ressentiment au Chili. Avec le temps, les critiques s’apaisent et de nombreux Chiliens tiennent ces parcs pour un remarquable apport à leur nation. »
Effectivement, dès la sortie du bateau, on se rend bien compte que nous sommes « chez quelqu’un ». Les installations sont très jolies, les bungalows sont vraiment magnifiques, les routes entretenues. Il y a marqué partout de ne pas camper n’importe où, mais seulement dans les campings autorisés. Sur la route, à une dizaine de kilomètres au sud de Caleta Gonzalvo, on en trouve un, nommé « Cascadas escondidas ». L’emplacement coûte 10 euros mais c’est vraiment très joli ! Il y a des sanitaires tout à fait propres et une douche (eau froide seulement). On s’installe, et on se dit que s’il faut payer 10 euros, ça les vaut largement ! Cependant, la soirée avance, on se fait un apéro en jouant au yathzee, on s’imagine presque dans un club de vacances (sauf qu’on est complètement seuls), mais on ne voit pas arriver le guardeparque qui est censé recueillir les paiement… il ne viendra jamais !

Jeudi 3 Décembre 2015: Cascadas escondidas - Cascadas escondidas
Quand on se réveille, on entend la pluie… dommage ! Du coup on traîne au lit jusqu’à 7 heures 45  et on se rend compte qu’il n’y a que de petites averses. On décide après le petit déjeuner de partir faire la randonnée dont le départ est dans le camping et qui porte le même nom. Et là, dès les premiers pas, nous sommes enchantés ! La ballade débute par une superbe passerelle au dessus d’un torrent, puis se poursuit dans une forêt très dense, avec des échelles, des petits ponts…

Au milieu, nous arrivons à une première très belle cascade.



Puis au sommet, nous en admirons une seconde.


Nous redescendons par un chemin un peu différent, qui nous permet d’admirer les Alerces, de grands arbres qui ont failli disparaitre tant ils ont été utilisés pour la construction (c’est un bois très étanche).
Nous nous sommes vraiment régalés le long de cette randonnée.
A 12 heures 30 nous regagnons le camping où nous nous faisons un bon repas, que nous pouvons déguster sur une vrai table, et ça c’est bon !!!!
En début d’après midi, il nous faut prendre du temps pour un truc pas cool : réparer la porte arrière de notre voiture, qui ne s’ouvre plus. En fait on se rend compte que c’était de notre faute, à cause d’une bouteille d’eau qui coinçait, et après une heure de bidouillage, c’est réparé. 
Nous partons donc à la découverte des environs : on retourne vers caleta gonzalvo et on se rend compte que deux randonnées sont fermées avec du ruban marqué « Peligro ». Nous faisons demi tour vers Chaiten et profitons des paysages de la vallée.

A un moment, nous traversons un couloir dévasté, c’est une des coulée pyroclastique de 2008.



Nous découvrons les autres infrastructures du parc Pumalin, et le départ de la randonnée pour monter sur le cratère du volcan Chaiten. Il est indiqué 3 heures de marche, 600 mètres de dénivelé, sur un aller de 2,2 kilomètres. Ouh la la, ça doit grimper sévère !!! Vu que le temps est mitigé, on remet au lendemain matin, s’il fait beau.

On décide de dormir au même endroit que la veille, c’était parfait. Ce soir un coupe d’Allemand s’installe aussi, mais à l’autre bout du camping ! Quel calme !

4 commentaires:

  1. Houlà là !! faut pas se louper les barreaux pour se rendre à la cascade cachée.
    ♡♡

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  2. Les promenades sur les échelles ,pas pour nous.
    bises

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  3. Salut les aventuriers !
    Bilan de ce que je ne veux surtout pas vivre mais que vous devez kiffer à mort : le petit tremblement de terre et les petites passerelles et autres échelles pour voir les cascades !!! lol

    Par contre, se demander si on a pris la bonne navette et la bonne direction, ça me rappelle moi, le nez en l'air, et mes amis métro et RER...

    Allez, Bon vent et bonne route (même si elles semblent plus souvent ressembler à nos chemins de campagne qu'aux routes goudronnées des USA)

    Bisous les voyageurs

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  4. coucou pipo et chico. je vais juste reprendre se que on dit les personne avant moi les marche ça a l'air trop cool et en plus c'est joli a l' arrivé et le tremblement de terre trop fort . Bon dites vous que vous avez eu de la chance il aurait pue avoir le tremblement de terre pendant que vous vous trouviez sur les escaliers. A Juste un truc un truc car vos parent n'ose pas vous le dire mais quand vous ne payez pas un camping une entrée sur un cite ou autre c'est eux qui reçoivent les factures alors coule merci pour eux.

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