jeudi 24 décembre 2015

Lundi 14 décembre 2015 : Fitz Roy

Le gaz est excessivement cher, mais il y a du bon pain. A peine réveillés, nous filons à la boulangerie et achetons suffisamment de pain pour en manger matin, midi et soir les trois prochains jours (heureusement qu’il nous restait quelques trucs à mettre dessus et dedans depuis le Chili !). Nous faisons ensuite nos sacs pour partir en randonnée pendant deux ou trois jours. Aujourd’hui notre objectif est d’atteindre le camping Poincenot pour y camper. La randonnée dès le départ grimpe fort, la quasi totalité du dénivelé se fait sur les trois premiers kilomètres des huit que compte le sentier jusqu’au camping. Avec nos sacs bien remplis, nous y allons à petite vitesse, quelques personnes nous doublent, mais la plupart font l’aller retour dans la journée. Mais à la vue des gens qui rentraient la veille à 21 heures passées en boitant ou marchant de façon étrange ce n’est peut être pas la meilleure chose à faire. Dans cette montée de trois kilomètres, un jeune argentin se cale sur notre rythme, lors de nos pauses nous commençons à discuter et finalement nos plans pour les prochains jours sont les mêmes, nous sympathisons. 




En un peu moins de deux heures nous arrivons à la laguna Capri ou nous mangeons une petite barre de céréales et retrouvons beaucoup des marcheurs qui nous ont doublé faisant une pause prolongée. Jusqu’au camping, le sentier ne dois plus avoir quasiment de dénivelé, le terrain va nous être plus favorable avec nos gros sacs. En effet notre progression est rapide et bien plus aisée. On s’arrête un peu pour discuter avec une couple de français en voyage pour quelques semaines (il nous ont doublé dans la montée, mais sur le plat nous avons repris notre retard). La météo change peu à peu sur le dernier kilomètre il neige mais le paysage reste très beau, nous évoluons au bord de petits lacs et de torrents (c’est l’occasion de remplir les gourdes). Nous arrivons finalement au camping vers 13h30. Le site est très abrité du vent par les arbres, nous montons notre tente sans problèmes et discutons avec un couple de français (Marie-Claude et André) ayant dormi dans leur camping-car sur le même parking que nous et qui pique-nique. Nous faisons de même en compagnie de Francisco notre jeune compagnon Argentin. Il nous apprend qu’il n’a que 19 ans, qu’il est étudiant en Architecture et que ce sont ses premières vacances tout seul (et aussi que sa mère s’inquiète, il est le petit dernier d’une fratrie de trois garçons). Nous repartons ensuite vers le Lago de los tres, tous les trois, il n’y a que deux kilomètres pour l’atteindre, mais le dernier monte quasiment de cinq cents mètres… Toute cette partie est faite de marches irrégulières, et de lacets raides, nous progressons lentement mais arrivons au sommet pour observer le paysage très beau,  bien que le Fitz Roy ne se montre pas complètement. Marie-Claude et André sont là, prêts à attaquer la descente. Il y a un renard qui tourne entre les randonneurs, vu son comportement il a souvent les restes de pique-nique.





Soudainement le vent et la neige nous fouettent le visage, nous incitant à redescendre. La descente est un peu plus facile mais pas pour autant très agréable, quand c’est trop raide nous ne sommes pas à l’aise. Juste avant le camping nous retrouvons Marie-Claude et André qui nous offre un gâteau qui est un vrai réconfort et discutons longuement avec eux. Nous faisons les quelques centaines de mètres qui nous séparent du camping, et les laissons redescendre jusqu’au camping-car. La température a baissé, nous faisons comme les autres  nombreux campeurs, nous dinons. Une fois fait nous filons nous coucher, les douze kilomètres, 750 m de montée et près de 500 de descente nous ont bercé toute la journée pour une endormissement des plus rapide.

Petite précision féminine : Quel est donc l’état de ce camping ? Bon c’est pas mal, c’est mignon, le terrain est plat. On doit aller chercher l’eau à la rivière, elle est potable. Pas plus d’installations, ah, si : une sanisette !!! Alors vous savez ce que c’est, quand on arrive devant une sanisette, on hésite à ouvrir la porte et on se demande bien ce qui nous attend… Après plus de 4 mois de voyage, je me dis que j’ai dû tout voir, une sanisette c’est pas si mal ! Eh bien non ! A l’ouverture de la porte, surprise ! Pas de cuvette, juste un trou par terre… le tout sur un plancher qui vacille quand on marche dessus… Du grand confort !!!!

Mardi 14 décembre 2015 : El Chalten - Lago Roca

Nous avons bien dormi, sans avoir froid (mais bien emmitouflés !) . On prend un bon petit déjeuner et on remballe toutes nos affaires, nous repartons pour une deuxième journée de marche. Il y a beaucoup de vent et pas mal de pluie. En compagnie de Francisco nous nous mettons en route sur le sentier des lagunas Madre et Hija. Le sentier est plutôt plat sur les trois premiers quarts. On longe les deux lagunes, passe dans des bosquets de buissons. Ici il y a moins de monde que sur le sentier de la veille, par endroit, les arbustes referment quasiment le passage.




Après six kilomètres, nous attaquons la descente de ce sentier. Après tous les efforts de la veille et les sacs sur le dos, il y a peu de plaisir. De plus la météo toujours aussi maussade ne va pas nous permettre de profiter de la vue sur la laguna Torre. La décision de rentrer au village est prise, mais malheureusement le sentier sera un peu plus difficile qu’espéré. Nous pensions profiter d’une descente douce de cinq kilomètres, il n’en est rien, le sentier joue les montagnes russes et enchainons montées et descentes… Nous prenons notre temps, et croisons quasiment que des français (faciles à repérer, on a tous du matériel décathlon, en plus ou moins grande quantité, mais il y en a toujours). On discute même longuement avec un couple de Paris, dont l’homme est originaire de Mézin, la personne la plus proche de notre ville d’origine rencontrée à ce jour ! On fini la randonnée, Xavier part en avant pour récupérer la voiture garée à l’autre bout de la ville, les sentiers n’ayant pas les mêmes points de départs. Francisco tente de suivre, pressé de trouver une hospedare pour la nuit et se débarrasser de son lourd sac. Aurelie fini à son rythme, le but est d’arriver en même temps que la voiture, ce sera chose faite. Nous refaisons le plein de nos réserves d’eau et pique-niquons, il est 15h30. Nous croisons une dernière fois Marie-Claude et André qui partent vers le nord, nous, nous allons au sud direction El Calafate avec pour objectif d’aller voir la partie sud du parc national des Glaciers où se trouve le Perito Moreno. Nous faisons la route avec beaucoup de vent et un peu de pluie qui cesse à notre arrivée à El Calafate. Cette ville est très étendue mais peu dense. Nous recherchons un distributeur de billets. Comme la veille, il nous faut en faire plusieurs, nos cartes fonctionnent dans certains et pas dans d’autres, un mystère argentin… Un camping gratuit existe en bordure du Lago Roca (indiqué par Marie Claude et André), c’est un emplacement idéal pour la nuit, à proximité du glacier. Nous y constatons le retour de la sanisette sans cuvette, va falloir s’y faire ! La route qui y conduit correspond à l’image de la Patagonie, pâturages vallons et verdoyants où paissent des milliers de moutons.

Mercredi 15 décembre 2015 : Lago Roca - Puerto Natales

On se réveille sous une très forte pluie, on ne voit rien. On traine longuement, on espère une embellie. Le problème est que l’accès est très facile au Périto Moreno, mais que l’entrée sur zone est de 25 euros par personne. Aussi beau que cela puisse être, payer cette somme pour juste y rester deux minutes sous une pluie battante ne nous enchante guerre. Nous restons au camping jusqu’a 12h30, les nuages sont toujours aussi bas et la pluie n’a pas faibli. Nous reprenons la route vers le sud et laissons pour une prochaine fois la visite de ce glacier… 


Sur la piste nous ramenant à El Calafate, la pluie s’amplifie et à la faveur d’une partie terreuse devenue boue, le 4x4 part un peu en glissade. On ralenti considérablement, on va éviter tout accident… Deux ou trois crêtes plus loin, on aperçoit un pare-choc dans les arbustes sur la droite et de l’autre coté une voiture (une Gol, oui oui, pas une Golf, une Gol… quelque part entre la Golf et la Polo, en version Sud Américaine) qui à fait un tête à queue pour se poser sur un monticule de terre en marche arrière… On s’arrête, ce sont des locaux, version chilo-argentine. La musique à fond, six personnes sans ceintures de sécurités, la petite dernière sur les genoux de maman. La pluie est toujours aussi forte, il va falloir que xavier se mouille pour aller donner un coup de main. Le gars passe la première, xavier tente de pousser, il accélère à fond, ça patine… On change de méthode, les deux gars poussent et la dame passe de la place de passager à celle de conducteur. On avait pas anticipé que ce ne servirait à rien, cela doit être la première fois qu’elle s’assoie sur ce siège (et c’est une voiture manuelle). Xavier explique au gars qu’Aurélie sait conduire. Elle va elle aussi devoir se mouiller… Elle monte au volant, baisse la musique et on sort la voiture à la première tentative. Aurélie passe pour une héroïne auprès des quatre gamins et les deux parents sont bien contents d’être dégagés. On file vers le supermarché pour acheter un petit pique-nique et voir ce qu’il en est réellement des prix en Argentine. A la sortie notre ami pilote est sur le parking avec toute sa famille et nous remercie encore. La ville est construite en pente et avec toute cette pluie, les rues se sont transformées en rivières, on navigue plus qu’on ne roule pour trouver la station-service. On poursuit notre route vers la frontière Chilienne (Ben oui, on y retourne!!!) on trouve un petit wifi gratuit dans la ville de Rio Turbio, la pluie se calme et passons la frontière. Rien à déclarer, ça se fait vite, juste l’inspection du véhicule, les douaniers sont à la recherche de fruits, allant mettre les mains dans le sac où il y a nos poubelles et demandant si il y a des fruits… 
Juste avant d’entrer dans Puerto Natales, nous trouvons un coin sympa pour passer la nuit.


3 commentaires:

  1. Une VW Gol ? mais qu'es aquò ?
    Ils doivent avoir aussi une Pol, une Passa et un Toura , , , ☺︎ ☺︎ ☺︎

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  2. coucou superman et oui Xavier je te voie bien dans la boue avec ton slip rouge sur ton pantalon surtout met pas de bout dessus çà faisais bizarre .Et bien sur bonjour wonderwoman la cape au vent et a la pluie en petit short au volant Gol(d) çà doit valoir de l'or .
    et comme le dit un super héros vers l'infini et au-delà .

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    1. Ce n'est pas un super héros... Seulement UN RANGER DE L'ESPACE...

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