mardi 24 novembre 2015

Mardi 10 Novembre 2015 : Iquique - Pozo Almonte

Nous avons eu une bonne nouvelle dans la nuit. Le concessionnaire Toyota s’est précipité faire les papiers de vente de la voiture au registro civil dès la réouverture après la grève hier matin. Il nous en a envoyé une copie par mail et nous envoie l’original par Chile Express à Arica. Nous irons le retirer à un guichet là bas !!!! On est soulagés !!!
Nous partons d’Iquique après avoir fait le plein de vivres et d’essence pour les prochains jours.  Nous achetons aussi le matériel de bricolage nécessaire pour aménager la voiture pour pouvoir y  dormir dedans (des planches, des charnières….). Une fois tous nos réservoirs pleins et notre matériel dans le coffre on se met en route. On part à Humberstone, une ville fantôme, vestige de l’époque où le salpêtre était exploité dans le désert.
La visite nous prends plus deux heures et demi, et nous n’avons pas été dans tous les recoins. C’est immense. Et impressionnant ! On imagine sans peine comment la vie était là bas. Ce qui nous marque vraiment c’est que tout était organisé. La vie devait être dure et monotone, mais pour autant les habitants ne manquaient pas car ils y trouvaient une sécurité.











Après cette visite vraiment enrichissante, nous cherchons un camping aux alentours. On ne souhaite pas s’installer trop tard, Xavier a du bricolage pour la voiture ! On tombe par hasard sur un panneau « Camping Municipal » à Pozo Almonte. Bizarre, on a l’impression d’aller vers une casse auto. On continue. On arrive devant un panneau « Camping cerrado », mais un vieux couple nous disent qu’on peut s’installer pour une nuit. De toutes façons les toilettes sont fonctionnels et la lumière est automatique. On saute sur l’occasion !!!

Mercredi 11 Novembre 2015 : Pozo Almonte - Salar de Surire

La matinée est consacrée jusqu'à 11 heures au bricolage dans la voiture. Puis on part, direction l’Altiplano. Nous faisans un stop pour voir le Géant d'Atacama... il nous laisse un peu sur notre faim.


Nous traversons encore des paysages magnifiques. De temps en temps nous croisons un village typique, on se dit que la vie doit y être bien dure ! Nous nous arrêtons avant la frontière Bolivienne, à Colchane. Un hôtel restaurant désert, une ambiance énigmatique, une place centrale flamboyante… On ne s’attarde pas vraiment. Nous prenons ensuite des pistes pour rejoindre le salar de Surire. Elles ne sont pas mauvaises, et on avance bien.






Cependant, nous n’arriverons que vers 19 heures. Le site est magnifique, pas de mauvaise surprise. On trouve le refuge qui est ouvert. C’est un gros préfabriqué avec une cuisine (non fonctionnelle), deux salles de bains (douches et lavabos hors d’usages, WC avec un gros bidon d’eau et un seau à côté) et de nombreuses chambres. Elles sont équipées de lits avec des matelas. C’est plutôt pas mal. On choisi quand même la seule qui est vide, on dormira sur nos matelas pneumatiques. Un peu plus tard on entend une voiture arriver. On se dit qu’on ne sera pas seuls !!! En fait c’est le garde des refuges (si, si, ça existe !) qui nous demande comment on est entrés. On lui répond que c’était ouvert, il nous dit ok, pas de problèmes ! On peut rester une nuit, c’est payant mais pas très cher. Du coup, il nous donne la clef du bâtiment d’à côté, où il dort, pour qu’on puisse y utiliser les sanitaires, la cuisine et la douche.



On va y faire un petit repérage et on retourne dans nos quartiers ! On mange tous les deux, et soudain, par la fenêtre, nous apercevons un drôle d’animal… il s’agit d’un lapin à queue d’écureuil !!! On est tout fous, on se dit que nous avons de la chance !!! 
La nuit est un peu difficile malgré tout, on n’est pas en forme tous les jours…

Jeudi 12 Novembre 2015 : Salar de Surire - Arica

Après une nuit agitée (pour cause de maladie….), nous nous levons un peu groguis, mais heureux de voir la magnifique lagune qui s’étend au pied du refuge. Il est tôt et nous décidons d’attendre un peu avant d’aller au refuge du garde pour se doucher et prendre le petit déjeuner. On voudrait pas le réveiller. Après huit heures, on se lance ! C’est raté, il dormait encore ! En plus le chauffe eau est éteint, alors pour la douche c’est compliqué ! Notre embarras ne dure pas longtemps ,il se lève, et nous salue chaleureusement. Il allume le chauffe eau et nous nous précipitons pour une douche super agréable !!! Après la douche on discute. Il y a sur le mur un poster avec tous les animaux présents dans la zone. Alors on est trop contents de lui montrer le lapin à queue d’écureuil en lui disant qu’on l’avait vu la veille au soir. Il nous répond : celui là ? en montrant la porte d’entrée ouverte. Et oui, à 50 centimètres de la porte, qui nous regarde, le fameux lapin !!!! Tu parles d’une chance de l’avoir vu !!! En fait il y en a partout, et on comprend vite pourquoi : le garde leur donne à manger du pain tous les matins ! Mais il nous donne le pain et nous laisse les nourrir. C’est chouette, on s’amuse comme des enfants ! Après on déjeune et on discute avec le garde un bon moment. Il est vraiment sympa, et on passe un bon moment.



Au moment de payer, on lui donne un billet de 20 000 pesos. Il rigole et nous fait signe de le suivre à l’extérieur. Il tend le bras, le billet devant lui, et nous dit « Tu vois le dessin sur le billet ? C’est ici ! «  Et c’est vrai, c’est bien le salar de surire sur les billets de 20 000 !


Puis on range nos affaires et on se met en route. Nous partons voir les bassins thermaux qui sont au bout de la lagunes. En passant nous apercevons des flamants roses. Arrivés aux thermes, on ne se baigne pas, mais on admire le paysage ! Whaouu !



On décide après de partir en faisant le tour de la lagune. On se régale de beaux paysages. On traverse ensuite le parc national Lauca, qui est très beau, mais dont on ne profite que partiellement, le ciel s’étant couvert.



A la fin on ne voit même plus le pied du volcan…


C’est pas grave, on descend vers Putre. La route est complètement défoncée, avec des nids de poules partout, les virages ne sont pas goudronnés. Les camions qui sont nombreux slaloment entre les trous. C’est la route la plus difficile que nous n’ayons jamais fait !!! Elle est très dangereuse… Arrivés vers Putre, nous nous rendons vite compte que la ville a l’air minuscule, et que malgré la centaine de camions citernes que nous avons croisés en chemin (la route mène en Bolivie), il n’y a pas de station service. Nous poursuivons donc notre route, heureusement que nous avons deux bidons de dix litres pleins dans le coffre. Nous évoquons l’idée de trouver un camping dans la vallée, mais notre recherche se révèle infructueuse… la voiture n’est pas non plus prête pour qu’on y dorme, donc on continue jusqu’à Arica. Arrivés là bas, on file chez Sodimac, le magasin de bricolage le plus répandu du Chili, qui a un free wifi ! On y réserve deux nuits à l’hôtel que nous devions rejoindre deux jours plus tard, via booking. On y restera donc 4 nuits, mais on aura le temps de faire la lessive, de passer à l’assurance pour prévenir que nous sortons du Chili et de récupérer les papiers du véhicule qui nous ont été envoyés par le concessionnaire. 
Arrivés à l’hôtel une petite surprise nous attend. Il est complet. La chambre que nous avons réservé n’est pas disponible… il n’en reste qu’une avec un lit simple. On refuse, on va pas à l’hôtel pour que l’un de nous deux dorme par terre. Du coup on nous envoie pour le même prix dans un autre hôtel qui appartient au même propriétaire, deux ou trois rues plus loin. Finalement, quand on voit la chambre, on est contents, on a dû être surclassés !

Vendredi 13 Novembre 2015 - Dimanche 15 Novembre 2015 : Arica

Pas grand chose à raconter : la lessive, l’assurance, des découvertes culinaires bizarres, du repos, des séries, la fin du bricolage de la voiture et surtout on récupère le papier indispensable pour sortir du pays envoyé par le concessionnaire …
Le temps coule tranquillement…




Lundi 16 Novembre 2015 : Arica - Pérou - non retour à Arica !!!!

C’est le grand jour on part du Chili. En fait dès le début cela ne se passe pas comme prévu. Notre linge qui devait être prêt à 10 heures ne l’est pas. On doit attendre 11 heures. Avec une heure de retard, on file faire des grosses courses avec de bons produits qu’on trouve au chili, après tout on y revient qu’en février mars, alors on fait quelques provisions, on ne sait pas ce qu’il y aura ailleurs ! On fait le plein de la voiture et de tous nos réservoirs d’essence, et on se dirige comme des innocents vers la frontière.
En arrivant, on voit de suite que, comme tout ici en fait, c’est pas si simple. On fait comme tout le monde, on se gare et on fait les démarches à pied. Pour passer le contrôle de Police il nous faut un document qu’on doit remplir. La dame nous dit : « Vous l’avez pas ? » Euh non… « Ben faut aller l’acheter bla bla bla bla… (on comprend rien elle parle trop vite, mais comme elle montre le bâtiment derrière, on se doute que c’est par là bas !) »
Ok, on s’y dirige. Il y a un panneau « Casino » qui pointe l’étage, mais en bas il n’y a pas grand chose. Un douanier passe, on lui demande et il nous accompagne gentiment à l’étage où se trouve une cafétéria. Le papier, il faut l’acheter à la caisse de la cafétéria… si on sait pas, impossible à deviner ! On achète donc ledit formulaire, on le rempli, et on retourne au contrôle de police. On fait un peu la queue et on arrive au guichet ! La policière prend nos papiers, tamponne nos passeports avec la sortie du Chili. Elle nous dit qu’à présent il faut aller à la douane. Ok on y va ! Là, ça se complique. En fait on comprend vite que le papier que nous avons pour la voiture ne sera pas suffisant. En effet, il faut qu’un transfert informatique soit fait, et à cause de la grêve du registre civil, la demande de transfert est faite, mais pas le transfert… Le douanier prend quand même le temps de bien nous expliquer, mais cela ne change rien, on ne peut pas sortir la voiture du pays ! Il nous renvoie vers le Registro Civil. Mais on lui dit : « Nous on est déjà sortis  (nos passeports sont tamponnés) ». Il nous répond qu’il faut faire les formalités pour entrer au Chili… On est de plus en plus dégoutés, mais bon… On va de l’autre côté, pour faire les formalités d’entrée au Chili à la Police. Heureusement on tombe sur un Policier sympa, qui n’avait personne à son guichet. Une fois nos passeports re tamponnés, on retourne à la voiture et direction Arica. Le temps d’y arriver il est 15 heures, et le registre civil n’est ouvert que jusqu’à 14 heures… on ira demain. On retourne à l’hôtel pour savoir si on peut rester une nuit supplémentaire, mais il est complet (sauf chambre sans fenêtre…). Il nous envoie pour le même prix dans un autre hôtel de son groupe, on laisse la voiture dans son parking et on y va à pied. On y sera bien même si on est très déçus de ne pas être au Pérou… 

Mardi 17 Novembre 2015 : Arica - Taltal (nuit sur la plage !)

On met le réveil à 6 heures 45, on est les premiers au petit déjeuner et on file au Registro Civil. On y arrive avant l’ouverture (à 8 heures 30) mais il y a déjà la queue sur le trottoir et sur la route… On se dit qu’on en a pour longtemps… En fait pas tant que ça. Une fois le bâtiment ouvert, le garde à l’entrée fait office de « trieur » et envoie chaque personne au bon bureau, le tout avec une efficacité redoutable. A 9 heures on arrive devant un guichetier, qui nous explique que tout est en ordre mais qu’il faut attendre avant de sortir du Chili. Il n’y a rien qu’il puisse faire, il faut attendre. Combien de temps : deux à trois semaines, il nous montre le 28 novembre sur son calendrier, en nous disant que c’est au minimum… heureusement que le concessionnaire a fait le papier le jour de l’ouverture, sinon on aurait pris encore plus de retard ! 
A 9 heures 20 on est sortis, et on examine nos options, qui sont au nombre de 3 :
  • option 1 : attendre le délai à Arica, c’est économique, on stationne et on attend… mais à part l’interêt économique de la chose, Arica on a déjà bien vu, il n’y a presque rien à visiter autour, et on est pas là pour attendre…
  • option 2 : garer la voiture quelque part et partir sans : en bus, en avion. Bon en avion c’est trop cher. On se renseigne, 15 jours de parking coutent une centaine d’euros pour un parking surveillé 24 heures sur 24. On regarde les bus qui partent d’Arica pour le Pérou, mais aucun ne va à Arequipa. Il faut prendre un taxi pour Tacna et de là un bus pour Arequipa. Il faut refaire tous nos sacs, version backpacking, ce qu’on a pas vraiment prévu au départ…
  • option 3 : on reste au Chili mais pas à Arica. On n’a pas visité le sud du Chili, on devait y aller au mois de février. On peut y aller maintenant, et sortir du Chili par le sud, par l’Argentine, cela devrait au moins nous prendre 15 jours… reste le problème que le sud du Chili c’est chouette, mais c’est à plus de 2000 kilomètres d’Arica ! Un petit surcout en carburant dans notre budget…

On discute, on réfléchit… et finalement on réalise que tout sera couteux (sauf rester à Arica et attendre en regardant la téloche). Alors on choisi ce qu’on préfère : rester que tous les deux et voyager dans notre voiture, sans dépendre d’horaires de bus, sans devoir porter nos affaires toute la journée et sans devoir refaire nos sacs tous les jours. 

A 11 heures 30 on quitte l’hôtel et on part vers le sud !!! Direction le plus loin possible via la panaméricaine…. On fait plus de 800 kilomètres, presque 900 pour rejoindre Taltal. Après la sortie d’Arica, nous traversons tout d’abord un joli désert. La terre est jaune orangé, il y a de beaux canyons, on s’imagine presque sur mars ! Finalement le paysage change un peu et avant d’arriver à Iquique nous traversons quelques canyons plus fertiles (mais c’est quand même le désert !). Passé Iquique, jusqu’à Antofagasta, il n’y a rien à voir. Le désert est moche, il a été entièrement retourné par les exploitations minières de Salpêtre. Des exploitations dont il ne reste rien, ou quasiment rien : les cimetières aux croix rouillées et penchées des ouvriers y ayant travaillé… Ces lignes droites sont longues…. On arrive finalement aux abords d’Antofagasta, on résiste à l’hôtel Ibis qu’on avait pris à l’aller !!! On continue vers la côte, ça nous changera du désert. A 22 heures on arrive à Taltal, où nous avions dormi dans une zone de camping gratuite au début du voyage. On fait de même, sauf qu’on ne monte pas la tente. On passe notre première nuit à l’arrière de notre voiture, après un pique nique à l’avant ! 

Mercredi 18 Novembre 2015 : Taltal - Las Placetas (nuit dans le désert)

On a super bien dormi. Notre voiture se transforme en mini camping car, petit mais cosy ! On prend la route vers 10 heures direction plein sud…
Rien à signaler, sauf des kilomètres qui défilent, des péages et des stations services.
Le soir après plus de 800 kilomètres de nouveau, on trouve un coin à coté de l’autoroute, derrière un bosquet d’arbres. Il y a un vent terrible, mais on est à l’abri dans la voiture.


On a une belle vue sur les éoliennes qui clignotent en rouge et pendant la nuit on verra les étoiles par la fenêtre !!!

3 commentaires:

  1. Salut les voyageurs... je devrais plutôt dire les aventuriers par ce que ça y est vous en êtes !!! Plus de trajets prévus, plus d'hôtels ou de campings repérés ou réservés à l'avance... En fait c'est génial ce qu'il vous arrive. L'administration Chilienne vous oblige à changer de programme et votre voyage "organisé" devient une "vraie" aventure !! (si tant est que votre voyage organisé ne fût déjà une aventure, non?)

    Par contre, quand je vous ai lu j'ai cru lire Astérix chez les Romains : Guichet 22B au 3ème étage pour le formulaire B56 qu'il faut récupérer au bureau 12-24 avec le formulaire X45..... AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH

    Plein de bisous

    Bon voyage et bonne aventure vers l'infini et au-delà...

    RépondreSupprimer
  2. Il fallait dire que vous aviez besoin d'un doudou(photo 15)autant c'est lourd à transporter....
    bises

    RépondreSupprimer